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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 12:54

 

La Fête avait pourtant si bien commencée !


    Sans préjugés des faits qui se sont déroulés le soir du 21 juin aux abords de la place de la Liberté, car j'avoue ne pas savoir le vrai du faux dans cette histoire. Les faits sont encore très obscures tant les deux versions s'opposent. Il y a cependant un contexte de pression sans précédent sur la jeunesse de Poitiers, nous pouvons préciser la jeunesse militante et ce depuis près de dix mois.

    Il faut aussi rapprocher ce qui s'est passé ce soir-là d'un abus du pouvoir que notre république confère à certains de ces représentants. Je vais ainsi vous parler d'une exception qui, une fois n'est pas coutume ne nous honore pas.

    Le délit d'outrage est en passe de pourrir le quotidien de milliers de citoyens tant il est utiliser que une arme de répression du militantisme. Certes les excès de paroles ne sont pas souvent d'une utilité farouche, certes ils n'apportent rien au débat d'idées mais le principe qu'une dérapage verbal puisse constituer la base d'une mise en garde-à-vue, ou pire qu'une situation s'envenime au point de conduire cinq jeunes gens derrière des barreaux révoltent le citoyen que je suis.

    Loin des clichés, je souhaiterai reprendre ici quelque chiffres tirés d site de la Ligue des Droits de l'Homme. De 17700 faits enregistrés en 1996 nous sommes passés à 31731 en 2007 : 42% d'inflation, qui ne semblent pas être remis à la baisse ces derniers temps.

     Ces dispositions légales remettent à mon sens en cause l'un des piliers de notre démocratie qu'est la liberté de penser d'expression.

    De la prison et des amendes pour certains au licenciement pour humour dérangeant pour d'autres l'actualité n'est des plus gaie en ce début d'été.

    Je terminerai par un extrait de l'appel lancé par la LDH : « Parce que s'il est normal que la République protège ses fonctionnaires, le fait que certains d'entre eux, notamment dans la police et la gendarmerie en profitent pour masquer leurs fautes constitue un danger pour la démocratie a fortiori dans la partie dite des droits de l'homme».


Oui mais ça branle dans le manche... les mauvais jours finiront. Un petit coup de commune en chanson, revisitée ces dernières années.  

 

 

 

 

 

 

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