
Chaque année, arrivée les fêtes, il s’agit pour beaucoup d’entre nous de nous poser, s’asseoir, monter les yeux plus que l’habitude et revenir sur le proche passé. Je reviendrai simplement sur cette année qui fut particulière à plus d’un titre. En ce qui me concerne je ne développerai pas plus en disant que les jours écoulés ont été plus forts que les années précédentes, de plus grandes joies que jamais, aux plus grandes désillusions de tous ordres en passant par des épreuves inconnues jusqu’alors que j’ai ai eu difficilement et pas totalement réussie à passer. Tristesse et dépression ont même été à ma rencontre, on à fait mieux sur cette planète, mais on a surtout fait pire.
Je reviens aussi et surtout sur mon lot quotidien d’information. La France, les Français ont changé. En mal. Je ne suis pas de ces hypocrites qui chantent à qui mieux mieux la France comme le pays des droits de l’homme. D’autres nations, d’autres peuples ont mille fois plus de vaillance et de courage que nous avec le luxe de ne pas tomber dans la vantardise. Mais lorsque l’on créer la possibilité dans venir à l’ADN pour rapprocher des familles qui n’ont contre elle que le culte occidental de la monogamie. Lorsque des sans-papiers en viennent à des grèves de la faim dans des centres d’expulsions. Lorsque notre police redevient complice d’expulsions que l’histoire appellera rafle. Lorsque des mammifères bipèdes ayant un pouce préhenseur et un encéphale développé n’ont pour seul crime celui de vouloir vivre loin de leurs guerres et leur misère se jettent par les fenêtre à la vue terrorisante d’un képi. Lorsque des étudiants en mal de reconnaissance se font enlever leur démocratie interne. Lorsque le luxe l’emporte sur le politique. Lorsque le médiatique l’emporte le pathétique. Lorsque la gauche n’arrive pas à ses fins. Lorsque la jeunesse est aux abois. Lorsque l’on fait payer des malades. Lorsque le criminel n’est plus considéré comme un humain. Lorsque le fou va payer pour son insuffisance. Lorsque la vente d’arme prévaut sur l’actualité. Lorsque des sans-abri sont poussés à la Seine.
Lorsque tout pousse à la révolte et que tout semble nous conduire à la défaite, j’annonce éternellement mon doute, mon scepticisme et mon pessimisme. Pour me frayer un chemin de misère dans ce bas monde il me reste l’histoire, mes potes, ma famille et la lecture. C'est un peu léger comme moyende survie.
Camarade Vidal-Naquet, je te pique ta verve : « Pour moi, athée, l'histoire était le seul substitut possible de la religion ». Je rajouterai la radicalité de mon athéisme, l’intégrité de mon indignation lorsque qu’un homme par faiblesse ou pire, par enseignement trouve son refuge autre part qu’en lui-même ou en ses proches. Notre combat, notre victoire est en nous, nulle part ailleurs.
C’était mon dernier coup de gueule…
De l’année.
Merdre.