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Auvergne ... le retour.

     Je reviens donc d’une courte période d’accalmie auvergnate. Je n’ai rien de particulier à signaler, une fois de plus les débats sur le blog ont été passionné plus que passionnant. Qu’ai-je fait en Auvergne ? J’ai lu : les mémoires de Gérard Filoche, responsable de la LCR devenu depuis camarade socialo, Mai 68 une histoire sans fin. Bouquin très riche, très documenté, à croiser avec d’autres livres comme Génération, l’histoire de la LCR (J.P Salles) et deux trois tomes sur 68 et les années suivantes. On apprend pas mal de choses sur les années rouges d’après 68, la manière dont la ligue préparait ses coups, négociait avec ses partenaires… Très intéressant (pour ceux qui le veulent, je l’ai emprunté à la médiathèque). Question musées, je suis retourné à Roger Quillet, le musée d’art de Clermont et je me suis laissé aller à deux expos sur Mai 68 à Clermont à travers l’œil des photographes. Je me suis remis à dessiner tout en continuant à gratter un peu mon mémoire. Il faut que je commence à me speeder, il doit être fini dans trois semaines maintenant.
    Le coup de gueule des vacances, je le dois à Sarkozy lorsque j’ai vu son discours sur les plages normandes. Petit président se rendait à la cérémonie en l’honneur de l’armistice du 8 mai 1945. Dans son rôle, ce dernier s’est fendu d’un discours terriblement faux historiquement. « La vraie France n'était pas à Vichy, elle n'était pas dans la collaboration". "La vraie France, la France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle, elle avait le visage des résistants »… Sarkozy à malheureusement tord. La vraie France a autant collaboré que résisté, elle fut surtout très attentiste. Attendant sagement, dans le meilleur des cas grommelant une libération que l’on savait venir de l’extérieur. On ne peut que le regretter, mais c’était malheureusement le cas. Trop peu de personnes ont eu le courage de résister, juste assez pour s’en prévaloir quelques dizaines d’années après. J’ai longuement pensé à Lucie Aubrac que le président a cité, elle qui le combat toujours politiquement pour, justement, son usage partial du passé.
      A mon avis, il faut rappeler que la majorité des Français n’ont rien fait, qu’ils ont salué le maréchal Pétain et ce quelque soit leur appartenance politique. Il faut justement le reconnaître pour éviter que cela ne se produise de nouveau.
     L’histoire…c’est aussi et surtout un sport de combat.




Photos de l'exposition à Clermont.



et la cathédrale qui ne bouge heureusement pas, j'aime bien la photo pour son contraste en l'arbre du vert pour le moins vif et les sombres murs de Clermont (les constructions de la ville sont en pierre volcanique).


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S
Et c'est avec des opinions à la con comme ça sur l'Histoire que les Nazis ont pu justifier toutes leurs théories raciales par des prétendues recherches archéologiques, sensées prouver l'existence de la race aryenne. C'est aussi comme ça qu'on manipule des faits pour en faire des arguments justifiant les idéologies les plus abjectes, de manière plus générale. Alors l'historien qui appréhende l'histoire à partir du prisme de son idéologie, c'est pas un historien, c'est un menteur. En aucun cas la manipulation de l'Histoire ne peut être compatible avec la recherche de la vérité, et l'honnêteté qu'il est primordial d'avoir quand on apporte un savoir. Que les extrêmes manipulent l'Histoire, c'est bien connu, le problème c'est que quand ça vient de gens qui se drapent dans la soit-disant dignité de l'humanisme, ça ne laisse présager rien de bon. Ca fait plusieurs fois déjà que ce soit-disant socialiste de Jules Aimé s'essuie les pieds sur les principes socialistes et républicains à des fins politiciennes, mais ça ne choque pas grand monde on dirait. Ca fait bien, pour des types sensés "veiller".
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F
Pardon pour les répétitions, j'écoute la musique en même temps, la concentration n'est pas aisée mais vous aurez compris le principal : l'historien ne peut absolument pas essayé d'êter ce qu'il ne pourra jamais devenir : totalement neutre. Alors il se doit de raconter l'Histoire comme il la voit en précisant de quel poin tde vue il se place...Je présume que pour tous, l'orientation du point de vue de Jules est assez facile à déceler...
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F
Un historien est tenu de rie ndu tout à partir du moment ou il se déclare d'une opinion ou d'uen autre : sa vision est juste une des vision de l'époque. C'est par la confrontation des diverses opinions, émanant de diverses opinions qu'on voit un ensemble mais l'historien n'est nullement tenu à la neutralité ou à explorer une visio nd'ensemble : on sait bien que l'histoire, ce sont les hommes qui la transmettent et que les hommes sont rarement neutre (les femmes de même hein...)...
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E
Si Jules l'a écrit, alors c'est que ça doit être vrai.Mais c'est peut être que Jules n'a rien à répondre à ça.Effectivement là, quelqu'un oppose des arguments et ne s'arrête pas comme la plupart des gens au fait que Jules essaie de le faire passer pour un extrêmiste (de droite je précise, de gauche c'est à la mode en France).C'est pourtant une bonne technique qui marche depuis 50 ans alors pourquoi pas continuer à l'utiliser pour éviter le débat?Un historien qui se respecte n'est il pas censé aborder un problème dans son ensemble? Ou effectivement ne retenir que ce qui soutient un argumentaire politique?
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S
Oui, c'est ça, faites ce que vous savez faire de mieux: fuir le débat, pour vous réfugier derrière vos beaux discours totalement déconnectés des réalités. Et après, demandez vous encore comment ça se fait que la gauche est inexistante depuis 1995, et pourquoi d'anciens socialistes rejoignent Sarkozy.
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