Comme tout le monde ou presque, je me réjouis de la salvatrice victoire du candidat démocrate à l’élection américaine. Enfin disons plutôt que l’élection de Mc Cain m’aurait vraiment mis le moral à plat. Une fois n’est pas coutume, les Etats-Unis nous donnent une leçon de politique. Le choix d’Obama, par les électeurs lors de la primaire démocrate démontre une chose aujourd’hui presque impossible en France. Alors que les socialistes, dont je fais partie, sont en train de s’étriper pour savoir qui de Martine ou de Ségolène, qui de Bertrand ou de Dominique sera susceptible de tenir les rênes du parti, les américains sont capables de présenter un candidat plus jeune que la moyenne, issu de la diversité et étant même de la deuxième génération d’immigrés. Alors que pauvres que nous sommes nous n’avons le choix qu’entre des sexagénaires ayant déjà tous faits leur preuve à différents postes politiques clefs. Aujourd’hui en France aucun candidat jeune, est crédible aux yeux de nos concitoyens. Il y a bien Besancenot mais on le cantonne trop souvent dans un rôle d’arbitre de débats plus ou moins comiques, il y a bien Hamon mais trop cérébral il semble parfois détaché du terrain tout en étant cependant l’un des meilleurs techniciens politiques de sa génération. Au centre, on sait très bien qu’hormis Bayrou et le trop jeune JRBJA il n’y a personne et à droite le qualificatif de jeune, attribué encore à Copé, Bargouin, Le Pelletier et même Le Pen semble se croiser avec un autre moins sympathique lorsqu’il s’agit de gérer une collectivité : arriviste. Le clivage ethnique semble avoir été tellement dépassé dans cette élection que c’est l’enjeu de l’âge des candidats m’apparaît plus important aujourd’hui. Les démocrates ont su se mobiliser autour d’un charismatique leader, simple militant il y a encore dix ans, sénateur depuis quatre ans et étant doté d’une envergure nationale depuis moins de deux ans. Bref, un parcours encore aujourd’hui bien impossible en France ou le dogme du « sciences-po-hec-X-Ena semble être indépassable. On a l’habitude de dire qu’a gauche il y a deux types de dirigeants, les « Voltaire » et les « Nanterre ». Autrement dit, il y a ceux qui sont entrés en politique par les salons, les relations et les pistons (Aubry, Royal, Fabius, Mosco par exemple). La seconde frange sont ceux, pas forcément meilleurs d‘ailleurs qui sont arrivés aux postes par leur militantisme (DSK si si, Camba, Hamon, Emmanuelli, Delanoë, Santrot et même Claeys), le travail de terrain bien souvent. Les atomes ne sont pas toujours crochus entre les deux castes et cela s’en ressent. J’avoue que j’ai une préférence pour la seconde catégorie, sensée être plus proche, du moins plus respectueuse des militants. Je ne sais pas ce que le congrès nous réserve ce soir. Je souhaite que ligne qui se dégagera soit celle d’une gauche digne, intègre, claire dans ses choix et fière de s’inscrire dans un programme européen. Nous avons aujourd’hui besoins de propositions crédibles et susceptibles d’être facilement expliquées à nos concitoyens. Je souhaite un socialisme qui s’allie avec la gauche et qui travaille avec elle tout au long d’un processus électoral et pas seulement une fois le premier tour passé. Enfin, il nous faudra impérativement de nouvelles têtes si nous souhaitons l’emporter. Je n’ai pas de casting prédéfini, ni de préférences particulières, j’attends encore tout en restant un acteur de mon parti. Camarades , Votez !
Je ne nie pas que Strauss Kahn fut militant; pour le commun des mortels il est évident qu'il ne l'est plus depuis longtemps. A un niveau d'embourgeoisement très inférieur, Cambadélis et Dray non plus. Le MJS est une force politique et militante actuellement, au contraire, avec laquelle je suis en désaccord. Des vrais militants. Nous pouvons nous entendre sur le sens à donner au mot militant, peut-être, c'est un enjeu politique.
Excellent la plaisanterie de Strauss Kahn militant. Mais oui: Dominique Strauss Kahn distribuant avec Pascal Lamy et quelques amis banquiers un tract rédigé en commun par le FMI, l'OMC et l'Internationale Socialiste, devant une sortie d'usine: ça serait très chic et tellement sympa. Militant je dirais même.
@pwikpwik : Je ne sais pas si le PS est, je te cite, "dans une merde internationale", ce que je crois savoir en revanche c'est que la situation interne au PS est préoccupante pour notre avenir à tous !J'ai quitté le PS en 1990, suite au congrès de Rennes.. 3 ans plus tard, branlée aux législatives et en 1995, Chirac arrivait au pouvoir !Si le PS ne parvient pas à s'unir, à S'OUVRIR, Sarko a encore de beaux jours devant lui..
Malheureusement, le PS vient de se signer son arret de mort, il était déjà agonisant, mais là, il vient de s'auto débrancher.Je pense que demain, le PS va perdre peut etre un quart de ses adhérants..Si en plus de ça, on ajoute la montée en puissance du NPA, et la popularité encore certaine de Bayrou, le PS est dans une "merde internationale". Il se fait bouffer par la gauche, et par la doite. Peut etre auront ils encore la possiblité de battre le CPNT aux prochaines election mais va falloir s'activer...