Whats’up ?
Encore, peu de temps pour écrire sur le blog. Il faut dire que la mairie est toujours aussi prenante et que la réactualisation du Plan Local d’Urbanisme me passionnant j’ai un peu moins de temps pour moi, pour vous. Ce PLU s’annonce crucial, au carrefour de la crise, des méfaits environnementaux, du développement des grandes villes, Bordeaux, Nantes ou Paris, des changements de statuts universitaires… Notre ville doit se positionner par rapport aux autres, montrer ses spécificités, son attrait. Car nous parlons bien d’attraction de la ville et de conservation de ses différences.
Ainsi, la politique de grands travaux, de la crèche des trois quartiers à la station d’épuration de la Folie en passant par le TAP. Tout doit être mis en œuvre pour que Poitiers reste une ville accueillante. Le prochain symbole sera bien évidemment le lancement par les architectes du projet cœur d’agglo. Actuellement auditionnés, les cabinets proposent des initiatives différentes mais toutes en lien avec la mise en valeur du patrimoine local, de quoi ravir l’apprenti historien et le poitevin attentif à sa ville que je suis.
Au niveau national j’avoue espérer de la victoire de Martine Aubry une relance du parti. Dynamique, frontale mais réfléchie est fait un leader d’opposition idéal face à Nicolas Sarkozy, son gouvernement et leur politique. Que penser du déroulement du congrès ? Pitoyable, pathétique, affligeant, honteux…. Les militants ont tranché, on leur a contesté le vote, j’espère que Royal qui a ses habitudes de mauvaise perdante (Niort en 1995 par exemple) ne nuira pas à la constitution d’un front solide autour d’Aubry et qu’a l’occasion elle y contribuera. Sur ce dernier point, je ne me fais pas trop d’illusion, elle n’a que 2012 en tête et ne reconnaît pas sa défaite. Je crois que comme l’a soulevé Delanoë la question de l’identité commune était en jeu. Je ne pense pas que j’aurais pu travailler avec un socialisme à la Royal à coup de « pour que ça change fort », de casse de la carte scolaire, d’absence de réflexion internationale, de « gagnant-gagnant », de CPE payé par l’état, de jeunes difficiles encadrés par l’armée, de drapeaux français exacerbés et de Marseillaise parfois hors de propos. Je l’ai dit, je continu à le penser, je ne pense pas avoir la même identité politique, socialiste que certains des soutiens de Ségolène Royal. Une culture basée sur les luttes passées, sur des doctrines parfois dépassées mais qui ont formé un socle singulier de culture politique. Je n’ai pas l’impression que la majorité d’entre eux se revendiquent de mai 68, de la commune, à la rigueur de 1936, pas toujours de 1981… Bref je ne pense pas avoir les mêmes valeurs ni surtout les mêmes pratiques politiques que ces camarades. Je souhaite un parti de militants, pas d’adhérent, je souhaite un parti présent partout, pas uniquement lors des campagnes électorales, je souhaite un parti de gauche se pensant capable d’arriver aux commandes sans se lier avec la droite. Bref un parti de gauche, se proposant de travailler avec toute la gauche.
Cependant, l’ambiance du parti ne doit pas nuire à son fonctionnement, nous devons nous tourner une fois de plus vers l’Europe et j’attends là les critiques de l’Eurodéputé Hamon qui depuis longtemps signale des problèmes de cohérence entre Bruxelles et les territoires. Pour ce qui est du local je ne pense pas que le congrès est réellement changé la donne, La section de Poitiers reste grosso-modo du même côté et Laurence Vallois, soutien de Claeys et de Fabius reste aux commandes, cependant leur silence (des fabusiens) tout au long du congrès laisse présager des ombrages pour 2012, mais Bartelone à mieux à faire en ce moment (emprunts exotiques de sa ville oblige). A Châtellerault (seule ville de plus de 30000 habitants perdue par la gauche en 2008) je ne pense pas que l’enjeux est été compris et que l’on soit en mesure de pouvoir critiquer les manières dont ce sont déroulés les campagnes, le secrétaire de section change (arrivée de Cyril Cibert) mais je crains que cela ne s’enlise, ce dernier, c’est ma conviction ne souhaitant se placer que pour la mairie, on ne change pas une équipe qui perd… Enfin, la fédération ne pas va trop se bouleverser, Macaire reste premier fédéral, mais il y a une opposition réelle entre Aubristes dont je fais parti et Royalistes. Tout cela pour vous dire qu’a avoir délaissé la politique national depuis un an j’ai envie de reprendre du service, de monter à Paris de temps en temps pour apporter une contribution plus solide à mon parti. Je n’en avais plus l’envie, Martin me l’a redonnée.
La Fac… après trois mois de flottement, je me remets assidûment à mon mémoire. Mon travail désormais ne consiste plus tant en la lecture d’ouvrages et la définition du contexte mais bel et bien à la compréhension du mouvement de 1971. Je dois pour cela effectuer toute une série d’interviews d’acteurs différents pour pouvoir mener à bien mon enquête et je souhaite désormais me diriger vers une thèse.
Cela échappe à pas mal de monde, mais l’activité politique est en train de rattraper le campus, des premières années, motivés autant que radicaux, ayant connu les manifs délicates de l’année dernière sont arrivés dans les facs. Ils vont tenter de faire bouger les choses et je les appuierai chaque fois que je l’estimerai nécessaire, cependant le blocus devra attendre un peu. Le contexte est bien plus propice que l’année dernière : gouvernement divisé, Sarko en mal de sondage, réformes males perçues, union des corps enseignants et période de crise qui peuvent cette fois nous permettre de mieux expliquer notre situation aux citoyens et pourquoi de revenir sur certaines réformes. Pour autant, je crains qu’il soit impossible de revenir en arrière sur la LRU… petit à petit la réforme est entrée (contestée) dans les universités et tout se met en place jusqu’aux fondations universitaires… Bref c’est pas la fête.