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un an déja, on ne s'était pas trompé...


    Voici le texte que j'ai écrit le 29 mai 2005.

    Après avoir milité pendant plus de 9 mois pour le "oui" de gauche au projet de contitution européenne je ne peux être que décu par les résultats parus ce matin dans les journaux et donnant le "non" à plus de 55% des bulletins exprimés.

    Mais je suis suis triplement déçus aujourd'hui. Premièrement l'extrème droite est toujours aussi présente, si ce n'est même plus, le vote nationaliste et souverainniste, donc anti européen représente plus de 35% du vote "noniste". Notre travail de lutte contre leurs idéaux n'est donc pas terminé.
    Deuxièmement par le comportement la majorité des leaders du "non" au sein de mon parti. Certains d'entre eux aiment à répeter que si l'on refessait voter les militants aujourd'hui le résultat serait différent...Je n'en croit pas un mot, je pense qu'au contraire les 60% de "ouistes" ont été très choqué par le non respect dont on fait preuve les personnes directemment impliquées dans la défaite du "oui".
    Troisièmement c'est la négation par les forces de gauche du vote nationaliste. Même s'il faut le reconnaitre : c'est la gauche de la gauche qui porte le plus le "non" au référundum, elle oublie que sans le vote de la droite extrème rien n'en serait de même... Non, le "non" n'est pas une critique directe du libéralisme, c'est aussi un vote austère, xenophobe basé sur une dialectique anti-bruxelloise et anti démocratique.
    Cependant je leur souhaite de pouvoir renégocier le traité. Mais je ne peux pas y croire : il faudra aux forces de l'extrème gauche travailler avec les souverainistes et l'extrème droite pour nous ressortir quel projet? Un traité national socialiste? Et pourquoi pas... Au niveau européen, Jean Luc Mélanchon et Marie-George Buffet sont absolument inconnus. Le Pen, non, lui est très tristement connu. Ce fut la honte suprème de la France en 2002, avoir, nous pays des droits de l'homme du multiculturalisme...un second tour entre un homme de droite et un homme d'extrème droite. Le "non" français sera vécu en Europe comme un "non" de repli territorial, de repli sur soi et d'une volonte française de se démarquer du reste de l'Europe par le chauvinisme que l'on nous connait en dehors de nos frontières.
    Je leur souhaite donc de tenter de renégocier, mais imaginé seulement le cas inverse : nous, français venont comme une dizaine d'autres pays européens de ratifier un traité européen de grande ampleur. Mais aujourd'hui, l'Espagne divisé par un contexte social qui lui est propre vote "non" à ce même projet et vient nous dire bon, vu que je dis non à ce traité vous allez devoir le renégocier... Je me marre, vous ferrez quoi à leur place???
    Ah, j'oubliais, la France ne sera pas le seul pays à voter "non"...Je le sais mais c'est un "non" très différent des altermondialistes français : la Hollande va voter "non", certes mais c'est un "non" xénophobe et de perte d'identité, un "non" qui ferait passer De Villiers pour un gauchiste...La Pologne est tenter par le non, c'est vrai mais c'est un "non" de conservateurs, un "non" de traditions voir même de religion, quel est le rapport avec la LCR ? Et les anglais? Pareil le "non" les tentent, mais là il s'agit d'un "non" ultra libéral, un "non" à la Madelin qui confiait à "Marianne" son mal être face à un traité peu libéral.
    Alors OUI, je leur souhaite bien du courage à nos amis voir à nos camarades pour nous représenter un texte, aussi représentatif des peuples européens que le fut celui-ci... Dans l'histoire, toutes les avancées sociales se sont fait par la sociaux démocrates, pas par l'extrème gauche, d'ici quelques années l'histoire nous rendra surement raison, mais se sera des années de perdu, des années d'érrance et des années de souffrance pour nous Sociaux démocrates.

P-S : Aujourd'hui 30 mai, la libérlisation de la SNCF continue avec la mise en route du premier train de FRET privé, la Chine vient de revenir sur sa décision de txer ses exportations textiles, la droite est encore là, les 10% de chômeurs aussi, mais l'unité européenne n'est plus...

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S
Jules, désolé d'avoir heurté ta sensibilité.lol.<br /> Il ne suffit pas de critiquer les autres partis, (c'est trop facile), mais le fait que le NON l'ai emporté est quelque chose qu'il faut analyser et non pas attribuer cela aux extrèmes et non plus de dire que ce ne sont que les extrèmes qui en ont profités, ce serait ne pas être tolérant. <br /> Je ne suis pour aucun parti (même si je suis orientée gauche), mais j'avoue que les points importants de la constitution ne me semblait en aucuns points proches du PS, ni même de la gauche. <br /> De plus, si j'ai dénoncé les "mots", ce n'était hélas pas les seules choses à dire. Les gens n'ont pas votés parce qu'ils étaient tous des extrèmes, ils ont dénoncé la politique que voulait mettre en place les dirigeants de L'UE, ils voulaient montrer leur opinion tout simplement et également donner un signal d'alarme aux politiciens français.<br /> Ce NON a permis une remise en cause de la politique européenne et française (même si Chirac n'a absolument rien compris au message), sans compter les législatives. Mais il ne faut pas jeter la pierre au vote, si le OUI l'avait emporté, on ne pourrait pas dire ce qui aurait pu en ressortir. <br /> Enfin bon, je pense que la critique est facile, mais l'argumentation en retour est inexistante. Il faut savoir méditer sur ce point et se forger sa propre opinion en la donnant.
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S
perso, je suis bien contente que le NON l'ai emporté. Quand j'ai lu les grandes lignes de cette constitution, j'ai halluciné, vraiment, les dirigeants européens se foutaient de nous. Dans l'ensemble de cette constitution, il y avait le mot financement, argent je ne sais combien de fois, alors que le mot social, franchement il a fallut le chercher longtemps pour le trouver.<br /> J'ai voté NON à ce référendum, c'est pas pour autant autant que je suis du côté de l'extrème gauche, ou autre parti ou personnes que vous n'appréciez pas du tout. <br /> Si j'ai voté NON, c'est parce que j'estimais que cette constitution allait à l'encontre des revendications connues à l'époque du référendum, et de plus, j'ai trouvé que certaines personnes du PS allait à l'encontre de leur politique dite sociale (évidemment je soutiens la gauche).<br /> Tu sais Jules, avec des SI on aimerait refaire le monde, mais qui nous dis que le oui aurait été une meilleur chose pour l'Europe. Déjà, je trouve que le fait de ne pas avoir fait le référendum le même jour pour tous les pays d'Europe fut une énorme erreur ou plutot une stratégie de la politique ultra-libérale du conseil de l'Europe (merci Margaret).<br /> Enfin , bref, maintenant il faut plutot voir ce que tous nos politiciens nous proposent pour 2007, et après, on pourra reparler de la constitution européenne.
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J
svp, n'utilise pas l'argument avec le nombre de mot...: Camarades de Gauche, l'heure est grave. Un des textes fondamentaux de notre culture politique (de gauche bien sûr) est en réalité un dangereux texte crypto-libéral qui se fait passer pour progressiste. A l'instar de la "Constitution" Européenne, il est impératif d'empêcher son entrée en vigueur. Pour analyser ce document on a utilisé la méthode employée par certains opposants au Traité pour analyser le texte du TCE. Dans le Manifeste du Parti Communiste (hors préface) on trouve : 19 fois le mot "capital" alors qu'il n'y a que 9 fois celui de "social" ("sociale" et "sociales" acceptés). Le texte privilégie donc le pouvoir du Capital sur l'harmonisation sociale. 12 fois le mot "concurrence" contre aucune citation du mot "solidarité" le texte ouvre donc la porte à la concurrence la plus débridée sans aucune place pour la redistribution sociale. Pire, les services publics sont en danger sinon remis en cause puisque l'expression "service public" n'est jamais citée tandis que "Banque" l'est 1 fois. En outre, le texte va à l'encontre de la laïcité puisque le mot n'y apparaît nulle part alors que celui de religion apparaît 4 fois. Finalement, ce texte est entièrement voué à la classe bourgeoise puisque le mot "bourgeois" ("bourgeoisie" exclu) est présent 61 fois ! contre seulement 22 fois pour "prolétaire" et "prolétaires" réunis. Il ne bénéficie donc pas du tout aux classes opprimés mais justifie au contraire l'oppression. Voilà... juste quelques chiffres qui montrent bien le caractère scandaleux si ce n'est pernicieux de ce Manifeste. Il faut donc rejeter les thèses du Manifeste du Parti Communiste de Marx... (un nom pas très français en plus).voilà comment le contrer lol
N
@Georges Abitbol: "Bon en attendant, on espère ne pas se retaper un deuxième deuxième tour catastrophique en 2007..."<br /> Mais bien sûr tout le monde l'espère...mais faudrait arrêter ce discours louable mais convenu et se demander pourquoi des gens votent pour J-M Le Pen. Réponse: parce que les politiques normaux ne sont pas foutus de faire leur boulot ou au moins de sauver la face. Donc quand j'entends tous ces grands élus diaboliser l'extrême-droite ça me hérisse le poil: ce sont eux qui l'aident à progresser... On aurait pu penser que la gauche et la droite auraient été mis en face de leurs erreurs après le 21 avril 2002, il n'en a rien été: Chirac a gouverné comme si son élection avait été totalement légitime et la gauche ben...elle a rien fait si ce n'est se déchirer, au départ sur le référendum, puis maintenant un an avant la présidentielle...
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J
je reste persuadé auutant que vous êtes convaincu du contraire que ce texte bien qu\\\'imparfait pouvait mettre sur pied les procédés nous permettant de changer cette europe qui est libérale (on commence à le sentir) en une europe plus sociale. En attendant j\\\'avoue être dans la situation la plus confortable, en effet je ne peux savoir précisemment ce que le oui aurait changer, je reste sur mes espoirs. Par contre je constate que le vote du non était tellement disparate qu\\\'il na pas été possible de se rassembler. impossible de défendre se pourquoi des gens avait voté pour...beaucoup de gens pensait que cela allait mettre un terme à certaines politiques libérales, kedal ouais... cne, CPE, ceseda... vive la droite. Seuls les étudiants ont su l\\\'arreter le temps d\\\'un moment mais cela ne durera pas...
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G
"aujourd'hui : c'est aéroport de paris qui est libéralisé... je mettais ça dans mon argumentaire car lors de la campagne on nous avait promis la fin d'un libéralisme triomphant... et alors elle est où la fin..."Mais il n'a jamais été dit que le non serait le moyen de mettre fin au "libéralisme triomphant". Peut être a-t-il été dit  qu'il était un moyen de le freiner, mais parce que le TCE offrait effectivement des facilités aux actions libérales. Le fait d'avoir voté non ne signifiait pas "arrêt" des privatisations. Le non n'allait pas changer les réformes internes ou la politique nationale, par contre le oui aurait sûrement donné une nouvelle teneur aux privatisations en France (et en Europe!).
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