Enfin presque, je reviens de mon pèlerinage estival en Auvergne. L'Auvergne, c'est pur moi une somme de souvenirs toujours plus enivrants les uns que les autres, c'est là que j'ai fait le plus de conneries, c'est là-bas sans doute que ma passion de l'histoire s'est forgée, c'est un pays de contes et de légendes, d'alcools et de fromages. Ici tout est vert ou noir, le ciel est pur, la voie lactée dégagée, les orages sont majestueux, les murs sont vieux mais inébranlables. J’y passe la plupart de mes vacances depuis que je suis né, j’y ai une bonne bande de potes avec lesquels l’aventure suit toujours un court différent de mes habitudes poitevines.
Dailloux, l'autochtone, pas une connerie qui ne nous échappe... je reviens après avoir généralement acquis un jargon local non négligeable grâce entre autre à sa persévérance, pleins pneus l'jèz...

Alors que la canicule sévit gravement induisant par conséquent une sécheresse dramatique sur notre territoire, le Puy-de-Dôme semble en être épargné... Tout est vert, et quel vert...
L'orage se prépare. Un de mes grands plaisirs, monter en voiture sur le plateau de la Chaux qui de ses 700 mètres domine la campagne environnante et nous offre l'orage et toute sa splendeur sur les monts, le puys et les dômes auvergnats...
Les Châteaux, il y en à partout, petits, grands, fortifiés ou pas... Presque trop à visiter, ici celui de Montaigus-le-Blanc
L'eau, la source même de ce territoire, instant de repos obligatoire...

Le Bal de St-Julien. J'ignorais naïvement que les Bals continuaient à se produire. Un parquet-dancing mobile une sono et de la musique que je n'ai pas pour habitude d'écouter. Quinze mecs pour une fille, le Blanc-Pêche et le RCL (Rosé, Citron, Limonade) à 5 euros la bouteille d'1,5 l. La chanson culte que les Rugbymen reprennent en coeur sans savoir pourquoi : Le Connemara. Merde les gars, faut pas abuser, c'est du Sardou...
Un public multi générationnel...
Des jeux de lumières... Impressionnant… enfin ils essayent...

Et enfin... La Baston. On m'avait prévenu, "le bal on n'y va pas que pour la musique". Mes potes se démerdent pour lancer la bagarre, tout le bal s'y met... Et comme dans la guerre des boutons : village contre village. Ce n'est pas une de ces bastons où tu flippes, tu en rigolerais presque tellement c'est pathétique. Les flics arrivent, ne contrôlent rien et repartent. Le soir suivant, rendez-vous est donné même heure même endroit avec les cousins pour la belle...
Une seule envie comme d'habitude, y retourner...