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Les Constats et les propositions de Strauss sur l'éducation...

Le constat :

Aujourd’hui, le « descenseur social » fonctionne à plein dans notre société. Au cœur de la lutte pour l’égalité des chances, l’école repose sur le principe juridique d’égalité : tous les enfants ont aujourd’hui, théoriquement, un égal accès aux biens scolaires - les mêmes heures de cours dispensés par les mêmes professeurs dans le cadre d’un même cursus scolaire.

Mais cette égalité théorique ne se retrouve pas entièrement dans la pratique. L’offre scolaire est inégalitaire dans les faits :

-  La carte scolaire renforce la ségrégation territoriale.

-  Les classes de niveau accentuent les écarts entre les élèves.

-  Les filières scolaires réintroduisent les barrières sociales. L’exemple le plus flagrant concerne la filière professionnelle : les titulaires du « bac pro » sont exclus de l’enseignement supérieur professionnel (BTS, IUT, licences professionnelles, écoles d’ingénieurs), les étudiants issus des filières généralistes leur étant systématiquement préférés.

-  Les filières universitaires concentrent les moyens sur les élèves les plus favorisés. C’est le cas des classes préparatoires : on y trouve des enseignants disponibles, des petits effectifs, des exercices supplémentaires. Les grandes écoles concentrent quatre fois plus de moyens par élève que les universités.

-  La durée des études est très inégalitaire. La durée moyenne de scolarisation en France est de 19 années. Mais un jeune issu d’un milieu aisé qui termine médecin, ingénieur ou lauréat d’une grande école, bénéficie de 23 à 25 années de formation gratuite. Le jeune de banlieue sorti sans qualification à seize ans n’aura bénéficié que de 13 années. L’enseignement supérieur est une incroyable machine à redistribuer à l’envers.

En d’autres termes, l’école, dans les faits, ne tient pas sa promesse d’égalité, et laisse au bord du chemin les élèves les moins favorisés, trop tôt abandonnés à leur sort sans bagage éducatif, intellectuel ou culturel consistant.


Des propositions :

Même si l’école parvenait dans les faits à respecter son principe d’égalité en droit, ce serait insuffisant. Donner la même chose à chacun ne permet pas de corriger les inégalités de départ. Il faut changer de paradigme scolaire : passer de l’égalité formelle à l’égalité réelle. Avec un principe : « donner plus à ceux qui ont moins », concentrer les moyens pédagogiques sur les élèves qui en ont le plus besoin.

Assurer l’égalité des chances est une tâche immense. L’école ne saurait la mener seule mais elle en est la matrice essentielle. C’est pourquoi l’Education nationale doit redevenir la première priorité budgétaire de la nation.

-  Créer un poste d’« instituteur volant » en CP. Non affecté à une classe, il serait chargé de donner du temps pédagogique supplémentaire aux enfants en difficulté.

-  Un plan périscolaire pour tous.

-  Renforcer les zones d’éducation prioritaire (ZEP). Les ZEP reposent sur une logique simple : donner plus aux quartiers défavorisés. C’est une bonne approche, car les inégalités se concentrent de manière territoriale. Leurs résultats sont pourtant décevants, du fait de handicaps qu’il faut corriger :

1. Renforcer massivement les moyens financiers alloués aux ZEP. Les moyens sont aujourd’hui saupoudrés : à peine 7% de moyens en plus pour un élève en ZEP ;

2. Adapter l’enseignement des ZEP aux besoins pédagogiques des élèves ;

3. Créer le statut d’« élève à besoin éducatif prioritaire » (BEP), afin de casser l’effet ghetto des ZEP. Les moyens affectés seraient calculés pour les établissements au prorata du nombre d’élèves prioritaires accueillis, quel que soit le statut et la localisation de l’établissement concerné.

4. Donner des affectations « coupe-file » aux élèves prioritaires, sur le modèle de la « filière ZEP » de Sciences Po.

-  Créer des « filières professionnelles longues ». L’idée est de réserver pour les bacheliers professionnels au moins la moitié des places dans les formations supérieures technologiques et professionnelles. Le principe doit être clair : tout élève qui débute en CAP ou en BEP et qui passe son bac professionnel doit pouvoir aller jusqu’au diplôme d’ingénieur.

-  Démocratiser l’enseignement supérieur, avec comme objectif 60% d’une classe d’âge à « Bac+3 ». Nous avons démocratisé le baccalauréat, il faut maintenant démocratiser l’enseignement supérieur. C’est une nécessite de justice sociale. C’est aussi une nécessité économique, dans le monde de la connaissance que est désormais le notre.

-  Garantir à tous un même capital de formation initiale gratuite de 20 ans. Les élèves sortis tôt du système scolaire pourront y retourner à tout moment, y compris en alternance.


Voici ses propositions, toutes ne me conviennent pas. Je choisirai d'aller parfois plus loin mais c'est un ensemble conhérent de formation tout au long de la vie qui me semble satisfaisant.
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J
d'où l'augmentation des parcours pré-professionalisant.
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P
reste que toutes les filières ne sont pas là pour former des profs
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J
c'était l'une de nos grandes revendications du printemps derniers, la mis en place de plans pluriannuels de capes, histoire de ne pas connaître la veille pour le lendemain les place qui nous seront reservé mais de la savoir trois ou quatre ans avant, juste lorsque l'on s'inscrit à la fac.
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P
techniquement on peut effectuer tous les décalages que l\\\'on veut avec notre modèle éducatif, mais il faut avouer que pour les gens se risquant a une réorientation de type BAC pro -> BTS -> Licence generale -> etc... c\\\'est très compliqué.Mais moi Il y a un gros soucis qui n\\\'est pas abordé dans son texte vis a vis de l\\\'éducation alors qu\\\'il parle de BAC+3, certaines filières universitaires. Il suffit d\\\'en parler avec les étudiants les faisant, c\\\'est très bien de vouloir etre prof de sport, faire histoire de l\\\'art, psycho... mais je crois que il y en a très peu qui savent en y entrant qu\\\'il y a saturation a l\\\'arrivée ou même en cours de formation.Alors que si on compare avec les étudiants qui partent en Med/Pharma, eux savent a quoi s\\\'attendre, beaucoup on réfléchis avant d\\\'y entrer a la voie de sortie au cas où, car ces deux filières sont "sélectives".Aujourd\\\'hui tout le monde ne peux plus faire prof ou autre, et le goulot d\\\'étranglement qui intervient a bac+3 fait mal, car cela dévalorise tous les bac+3 en même temps et donc on se retrouve avec une précarisation des étudiants ayant ce niveau. De là deux solutions s\\\'offrent a eux, continuer vers un autre goulot moins marqué mais présent dans certains domaines : le Bac + 5 ou se retrouver sur le marché des "p\\\'tits boulots" ou on embauche des serveur possédant un Bac+3 mini ...Alors je pense qu\\\'il faudrait repenser certaines filières avec urgence, et proposer des outils de réduction d\\\'effectifs ( concours en fin de première année ), de revalorisation de niveau vis a vis du monde du travail, et surtout un accompagnement plus important a la réorientation et la sortie de l\\\'université car c\\\'est vraiment très marginal ce genre d\\\'opérations...N\\\'avez vous pas un copain ou une copine qui actuellement en est a sa Nième première année, qui ne sais pas si il y arrivera ou alors qui vient de finir son premier cycle et subit la désilusion de ne pas avoir une voie pour continuer ? ou bien peut etre est-ce vous même ...
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M
j'ai trois copains qui sont passés par un bep puis un bac pro avant de faire un bts. Ce cursus est possible mais très difficile. Les places en bts sont limitées, ils leur a fallut un très bon dossier, avec de bonnes notes (>15) pour y accéder. De plus pour décorcher le diplôme les élèves issus de bac pro doivent travailler deux fois plus que les autres car ils découvrent des notions qui sont aux programmes des bacs généraux ou technologique mais pas professionnels, leur chance de réussite sont donc amoindries.
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