Compte rendu de débat, enfin d'interventions télévisées préparées entre communiquants et spécialistes politiques. S'il est une chose qui va je pense avoir le don de m'énerver pendant cette campagne, c'est bien la fuite du débat. Le débat, c'est notre essence, c'est ce qui forge notre identité, nous aide à nous placer dans une société enclin à ne pas nous donner une place acquise dès-lors que l'on pousse notre premier gémissement post-natal. Cet heureuse constatation liée à l'idée éternelle d'égalité des hommes est-elle en train de disparaître. Le débat est il définitivement remplacé par le média? La volonté naturelle d'un candidat de se poser en alternative devant ses conccurents ne peut pas se concentrer en une suite de meetings, d'interviews ou de petites phrases ramassées par ici où là par des journalistes plus prompt à faire vendre leur billet qu'a s'assurer la bonne retransmission d'une pensée. Cela, la personne que je défends politiquement depuis maintenant cinq l'a bien compris, c'est pourquoi, avant même les investitures commencées il (Dominique Strauss-Kahn) souhaitait que les militants puissent voir leurs différents candidats argumenter dans leurs différences pour la force du parti.
Malheureusement, une personne n'en a pas souhaitée ainsi, soutenue par une partie non-négligeable du parti, Ségolène Royal à réussi à faire disparaitre le débat au profit du média. Les télés sont contentes, cela fait parler mais les analystes politiques sentent eux que leur métier est en train de tourner court bientôt remplacés par les seuls communiquants. La starac' à t-elle changer notre esprit à ce point, Debord avait-il autant raison lorsqu'il prédisait une société du paraitre plus que de l'être. Car il s'agit d'une révolution que Ségolène à introduit dans notre sphère habituelle. Placer l'image avant le son, le son avant le fond... Qu'aurait pu faire un Jaurès ou un Blum, penseurs littéraires et philosophes face à Ségolène, je le pense sincèrement, ils n'auraient rien pu faire, malheureusement. Notre première camarade des sondages les aurait balayé d'un sourire ou d'une phrase avec une portée politique aussi haute que "ma différence... elle se voit hihihi". Les autres, bien que probablement meilleur politiquement auraient compris, le politique à disparu... Il est aujourd'hui pour un homme politique plus important d'être grand, beau et bon en télécommunication que d'avoir les réelles capacités de gouverner et j 'avoue que cela change tellement les choses que je suis moi même dépassé.
Où sont les grandes phrasées, où sont les idéaux, les grands gestes, les discours emflammés? Sur le site de l'ina bien-sûr. Plus dans l'actualité. La politique devient un espèce en voie de disparision, il faudra attendre encore cinq ans pour voir se dérouler les prochaines élections médiatiques car le terme "politique" sera bien remplacé un jour ou l'autre... En effet, faire croire comme Fabius le tente, que l'on est devenu quasiment du jour au lendemain le candidat d'une gauche alternative, antilibérale ou mieux encore faire croire que l'on est la porcelaine au milieux des éléphants comme le fait Royal alors même qu'elle est député depuis presque 20 ans, qu'elle à été ministre bien plus longtemps que DSK sans parler de ses passages dans les cabinets ministériels et de sa présidence à la Région, c'est très fort, ça marche mais cela non retombera dessus... Au contraire affirmer ses positions, ses propositions se poser de manière réaliste dans un contexte délicat, tout le monde vous reconnaîtra l'intelligence, l'expérience, l'enthousiasme, la carrure mais au final on vous dira quand même non... Une analogie marrante est celle, toute récente des sondages lors du mondial de l'automobile, tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut polluer moins, consommer moins, la plupart se disent même très intéressé par une voiture électrique ou autre mais au final, tous préfèrent la grosse berline qaund ce n'est pas le tout-terrain allemand... Triste constatation du paradoxe humain...

Venant en maintenant aux réponses. Laurent a fait ce qu'il avait prévu, je ne l'ai bizarement pas trouvé mauvais dans son style, par contre bonjour les promesses... On à parfois l'impression qu'il ne croit même pas en ce qu'il dit, ce qui est, je vous l'accorde un peu dérangeant. Cependant il a adopté une allure très présidentielle, regarder la caméra comme l'on regarde un ami, jouer sur la gestuelle... Peine perdue, le cadrage était tellement serré que l'on a vu que des bouts de mains, sans plus. En se postant comme le candidat rassembleur de la gauche, en ayant prononcé le mot capital plus de fois qu'il n'est cité dans la constitution, il a fait ce que tout le monde prédisait. Il n'a pas pour autant séduit son électorat. Par contre n'ayant plus rien à perde sera-t-il aussi calme dans les prochains débats, ne poussera-t-il pas au débordement, ne tentera-il pas de plier le débat? A sa place je ne réfléchirai pas trop, car dans une société du média, l'important c'est la phrase du lendemain dans les journaux, pas l'entiereté dans ton intervention... Ségo, elle, l'a bien compris.

Après cette transition digne d'un prof de fac, je vais m'attarder sur ma présidente de région... Vous savez, je ne la porte pas dans mon coeur politique au point que je usis en train de me demander si ma répulsion pour son discours me permet encore un brin d'objectivité dans mes écrits... Tout d'abord, elle fut sobre, habillée comme d'habitude, tailleur, mais j'ai apprécié le fait que ne vienne pas en vert pistache ou en rose fushia. Ensuite vînt le temps de la première intervention, pas rassurée ma camarade et pas rassurante du tout. On dirait une étudiante en histoire qui passe son premier exposé à a fac, tu connais ton sujet, tu t'es préparé mais tu ne connais pas encore bien ton prof ni les étudiants qui sont en fasse de toi, bref tu a peur. Le problème c'est que même si un place de présidente de transforme, de transcende même, cette situation se reproduira souvent... Et encore, on ne lui a pas demandé de parler Anglais à l'ONU... Après on se dit qu'heureusement qu'elle est président de région... Parce que sinon... Et oui, on a l'impression qu'elle ne se rend pas compte que la région n'est pas la France, que l'on estpeu peuplé, que nous n'avons pas de quartiers chauds, pas d'industrie, par de lycées immenses bref nous ne sommes rien face à la région PACA ou autre. Et puis ce sont les désormais habituels sujets : démocratie participative, les femmes, les jeunes et les retraités. riende neuf depuis 2004, c'est dommage. Il manquait à cela la conclusion en "désir d'avenir", et le sachet de pop corn face à l'écran géant pour la happy end, sortez vos mouchoirs et votre carte d'électeur...

Venons en maintenant à DSK. Pour le coup, il m'a rassuré. Pour ce premier débat, le sort à voulu qu'il soit au centre, place enviable pour quelqu'un qui veut rassembler sur sa ligne politique. Comme les précédents, il n'a pas fait de chose extraordinaire, il a défendu les choses qui lui semblait bonnes, il a fait ses propositions (à noter que Ségo à repris à son compte une de ses propositions sur le logement, et fabius celle sur les délocalisations... c'est louche...) à mon sens sans démagogie, clairement, de manirère magistrale, mais c'est un prof. Contrairement à Fabius il s'adressait aux journalistes et pas à la caméra, contrairement à Ségo il a su être réactif, n'a pas débité son texte de manière monocorde... Sur le fond je n'ai rien appris de nouveau, c'est un soc-dem, il l'assume, il décrit pourquoi. Vous noterez au passage qu'il est toujours plus difficile de défende quelqu'un que d'attaquer un adversaire, je vous laisserez donc libre de critique sur DSK tant j'ai du mal à les retrouver.