Plus discours que débat…
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Hier à la maison du peuple se tenait le meeting de soutient local à la candidature interne de Dominique Strauss-Kahn. Cette candidature, nous la portons pur certains depuis plus de quatre ans, j’en fais partie. Ceci constitue donc non une fin mais un début. Un début car quel que soit le résultat au soir du 23 novembre nous partirons tous en bataille, un début car quel que soit le résultat des deux tours de la présidentielle nous continuerons à combattre. Combattre la précarité, les injustices, les insuffisances d’un système politique qui vit vraisemblablement ces dernières heures.
En guise de défenseurs de la cause, nous avions : Jean-Christophe Cambadélis, un monstre politique, un penseur, un sociologue, un syndicaliste, bref un acteur du quart de siècle qui vient de s’écrouler. Actuellement député du XXème arrondissement de Paris c’est l’un des penseurs de la gauche les plus en vue du moment. Pour la région, nous avions la présence de Jean-François Fountaine,
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premier vice-président de la région, ce chef d’entreprise est un proche de Jospin, mais c’est aussi quelqu’un qui croit encore à la supériorité du politique sur l’économie. Il nous a apporté son expérience régionale, son expérience de patron et son art oratoire. Michel Boutant, président du département de la Charente nous a aussi gratifié de sa présence tout comme une adjointe à la mairie de Niort. Enfin, j’étais moi même amené à présenter ouvertement mon soutiens à DSK, soutient réel quoique loin d’être aveugle.
La salle n’était évidemment pas pleine (il était illusoire de pronostiquer le contraire), mais il y avait là beaucoup de nouvelles têtes, de jeunes, de militants, de sympathisants et de curieux. Le cadre traditionnel, des points et des roses partout, des musiques de campagnes, des micros qui ne fonctionnent pas toujours et les accolades habituelles liées aux retrouvailles entre certains potes.
Je suis donc le premier à intervenir. Je n’ai pas vraiment préparé mon intervention (il faut dire que j’ai eu une journée de folie, j'écrirai d'ailleurs dessus), mais j’ai une trame en tête. Rien ne m servirai de parler longuement de mon expérience, de DSK, de son programme, tous les discoureurs seront amenés à la faire. Non je m’emploie à dire ce que je ne suis pas. Je ne suis pas un fan de DSK, je suis un militant socialiste, quelqu’un qui part tôt le matin avec ses tracts et ses affiches, qui aime le politique, qui aime le politique, qui aime débattre. Ce militant socialiste, il n’aime pas que l’on prenne pour un abruti, il n’aime pas que les sondages lui dictent sa pensée, qui croit en son pouvoir de vote, qui ne regarde peu la télé et lit plus qu’il ni paraît, ce militant choisi DSK pour sa constance et sa solidité, peut être choisi-t-on un candidat parce qu’il vous ressemble. Ensuite j’argue du fait que je suis entrée en politique avec Jospin, avec les résultats de son gouvernement, je souhaite que les volontés affichées lors de la mandature de Jospin qui furent partiellement mené a bien et qui reste encore à perdurer. Mon candidat c’est la victoire, pas les paillettes qui l’auréole.
Les autres orateurs suivent, ils m’épates par leur facilité du discours. Tous ont de grandes expériences locales, ils reconnaissent aussi l’action que l’équipe de la région à su mener depuis 2004, mais il s’agit bien de l’équipe régionale, de tous les partis représentés, pas uniquement de sa présidente. Ils louent le pragmatisme de Dominique, ses preuves, ses réalités, ses victoires aussi.
Enfin arrive l’heure du grec, de Camba, de l’homme qui à créé le Manifeste contre le Front National. À l’inverse de celui, notre tradition politique veut que nous commencions par l’international. En effet c’est par essence que l’activité locale dépend du reste du monde, la crise donc, la Chine, l’Afrique, les États-Unis, tous y passent. L’Europe ensuite, notre arme face à une mondialisation qui pourrait ne pas être aussi négative qu’elle n’en paraît si nous savons la maîtriser, l’utiliser. L’Europe constate-il est en panne, et ce avant le référendum, le peuple a tranché, il faut aujourd’hui bien évidemment respecter son vote, mais il faut développer l’Europe, pour cela DSK est le mieux placé. Européen convaincu et convainquant il saura appuyer ses idées au sein des conseils européens. Enfin vînt le tour de la France, une France qui se cherche et qui doit se voir proposer une série de mesures crédible et réalisable. Nous voulons être un renouveau réel, au service d’une égalité réelle qui passerait par de nombreuses mesures à destination de la jeunesse.
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Nous ne voulons plus promettre pour ne plus tenir et faire de l’adage Jospinien « faire ce que l’on dit et dire ce que l’on pense » une constante politique, pacte de l’Élysée, conférence sur les salaires... Nous voyons plus loin que notre pays, plus loin que notre décennie. Nous voulons faire de notre socialisme un modèle pour tous les autres socialistes européens. Nous devons le porter à la victoire, le faire reconduire pour les prochaines mandatures, réussir nos engagements qui ne devront plus être des promesses.
Le dernier temps du meeting fut le temps des questions, environnement, eurogroup, France Afrique, collectivité locale et enfin la vidéo qui tourne depuis plusieurs jours sur Ségolène… Je vais répondre à la tribune car sa proposition : 35h passées au collège est une proposition stupide. Pourquoi? Fort de mon emploi de surveillant de mon expérience d’élu dans les lycées et les collèges ainsi que de ma volonté de devenir enseignent, je ne peux qu’être contre. Je passe actuellement 20h par semaine au collège soit plus qu’un enseignant certifié. Ces heures, je ne les consacre pas à autres choses qu’a la surveillance des enfants, à leur encadrement, à de l’accompagnement à la scolarité. Je n’ai donc pas à préparer des cours, je n’ai rien à corrigé et mes astreintes aux collèges sont limitées. Par contre je vois tous les jours des professeurs qui restent déjà au collège plus qu’ils ne le devraient, qui assistent les enfants, organisent des clubs, des soutiens… Ils le font par engagement, par convictions pas par obligation. Ensuite, vient le fond du problème l’échec des élèves, dans certains établissements, les crédits ne sont plus augmentés depuis cinq ans, le nombre de professeurs diminue. Ainsi une classe moyenne au collège atteint les 26 enfants, au lycée nous n’avons, pendant ma scolarité jamais été en dessous de 34… Les surveillants ont vu leur volume horaire augmenter mais leur nombre et leur qualité de travail diminuer. Tout ce qui est à la base du bon fonctionnement de l’éducation à disparu. Les profs, dont le salaire ne varie pas beaucoup entre leur entrée en fonction et leur retraite iraient donc voir ailleurs. Madame Royal se trompe, les personnes qui dispensent le plus de cours dans les établissements privés sont des étudiants qui n’ont pas trouvé d’autres emplois, autant de personnes qui pourraient travailler dans ces mêmes collèges en difficulté. Le public qui est le plus en difficulté dans les collèges, le plus défavorisé, pas ceux qui vont chercher le soutien de profs particuliers tout simplement parce qu’il n’en ont pas les moyens.
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Enfin, j’ironise en disant que DSK souhaite la faillit de ces établissements de soutiens privés. Cette faillite passerait par un soutien financier massif aux établissements classés ZEP, à la mise en place de profs volants, à l’augmentation du nombre d’enseignement, à une meilleure répartition des crédits dans les collèges. Bref à une efficacité renforcée au service de l’égalité réelle. Celle qui défend l’augmentation du nombre de personnes syndiquées en aurait par ailleurs peur car si elle ne crie pas cette idée sur tous les toits c’est, et elle affirme pour ne pas alarmer les syndicats d’enseignants, cherchez la contradiction. Pour finir, je m’interroge sur la nature même de cette vidéo, qui sert elle ? Ségolène à mon avis, car tout le temps passée sur ce genre de truc, c’est du temps perdu pour les autres candidats. La veille, on nous avait imposé un débat, j’ai encore l’impression que c’est la cas. Pour moi les personnes qui ont diffusés la vidéo cherche justement la victimisation de la bête, pas sa chute. Une sorte de pompier pyromane… J’en termine maintenant avec l’aspect humain, venez passer une journée dans un collège, j’y ai découvert cette année à mon étonnement le plus total que la personne qui attend parfois la sonnerie avec plus d’impatience que vous n’est autre qu’un professeur. C’est un métier qui reste difficile, pénible, qui dans des conditions toujours plus difficiles est tenu par des personnes qui y croient, qui aiment leur fonction.
Au final ce fut une suite de discours qu’un réel débat, cela tient au temps qui fut imparti aux questions comme à leur teneur, mais nous ne sommes qu’au début, rappelez en vous.