Voici mon plan d'action fédéral, texte pour mon élection à le tête du Mouvement des Jeunes Soicalistes de la Vienne.
PLAN D'ACTION FEDERAL
Chers amis, chers camarades,
En ce début d'année 2005, le Socialisme et les socialistes français sont en proie à de nombreux débats, ces débats sont un tournant pour notre histoire, 100 ans après la création de la SFIO le Socialisme n'est pas une idée vaine, une idée vieille ou même morte. Nous, jeunes et socialistes nous en sommes la preuve et nous nous devons de la défendre.
À l'heure ou une majorité de jeunes détournent leur regard de la politique, où l'abstention bat des records, où les votes extrémistes augmentent et ou Sarkozy passe pour l'unique avenir du pays auprès des médias et de certains jeunes. Nous nous devons de réagir et d'agir. OUI, le Socialisme à de l'avenir, OUI la réforme démocratique et sociale est l'avenir de notre combat politique. Face à un Libéralisme sans limites et sans éthique, face à la montée du populisme et à la baisse de l'espoir qu'incarnait la Gauche au cours du XXème, nous devons intervenir. Intervenir dans le cadre de la lutte contre les inégalités sociales et culturelles à travers une voie, celle du réformisme, du réformisme social.
1) LA JEUNESSE.
Notre travail doit s'axer principalement sur la jeunesse, la jeunesse contrairement à ce que les média laissent entendre est politisée, elle aime le débat, elle veut des réponses à ses questions et nous sommes là pour y répondre sans démagogie ni langue de bois, dans un langage qui lui est familier sous des formes claires et concrètes.
Nous devons reconquérir cette jeunesse (et la métaphore militaire n'est pas un abus) si nous ne le faisons pas d'autres le feront à notre place (je vous rappelle qu'a l'heure actuelle la plus grosse organisation politique de jeunesse reste le FNJ, Front National Jeune). Nous devons savoir être « séduisant » sur le plan politique, proposer des idées nouvelles et défendre celles qui ont fait nos succès.
Chacun d'entre nous doit être capable de tenir tête à un adversaire dans un débat et pour cela la formation, caractère central de notre mouvement, doit rester l'une des bases de notre militantisme.
À propos de militantisme, nous devons occuper le terrain des lycées des facs et des centres de convergences de la jeunesse. L'occuper, nécessite de l'engagement personnel, du temps et surtout de la patience. Il nous faut réorganiser le système de diff' et de collage, tenter l'épuisement des stocks d'affiches et des tracts (l'Utopie ne fait de mal à personne). Il nous faut discuter, s'afficher et ne plus craindre notre appartenance à la grande famille des socialistes.
Le nom du MJS doit tenter de s'imposer dans le langage politique de la jeunesse poitevine et pas seulement à Poitiers, nous devons décentraliser notre influence dans les campagnes travailler sur le monde rural, monde rural qui voit trop souvent des jeunes basculer du mauvais côté, nous devons encourager et soutenir nos camarades Châtelleraudais. Les lycéens de Châtellerault ont su se mobiliser pour leurs établissements, il nous faut profiter de cet élan citoyen pour élargir notre base militante.
2) LES ELUS.
Nous devons devenir incontournable dans les débats locaux, il faut être présent auprès des élus socialistes, les soutenir et leur faire savoir que nous existons. Aux cours des années précédentes, nos relations avec nos aînés se sont localement pacifiées, cependant nous ne saurions rester une force militante ayant pour unique fonction la diffusion des affiches et des tracts du parti, les prochaines échéances électorales ne se feront pas sans les jeunes et l'apolitisme de potentiels candidats ne serait être une solution pour ramener les jeunes vers la gauche.
3) LA CONSTITUTION
L'Europe a toujours été au centre des débats socialistes du pacifisme de Jaurès et de Blum à la poignée de main de Mitterrand et de Kohl. C'est dans cet esprit que nous devons défendre nous positions européennes, être au cœur de la campagne sur la constitution, la maîtriser pour mieux l'expliquer.
Comme l'a confirmé le vote interne du parti comme celui de la fédé MJS (débat qui n'a pas émergé au niveau national de notre mouvement malgré nos protestations) une majorité d'entre nous souhaite porter ce traité constitutionnel devant les Français. Nous le porterons et nous l'expliquerons auprès des jeunes. Voter pour la constitution ce n'est pas forcément approuver un énième traité libéral, il s'agit là du premier acte de naissance d'une réelle politique européenne. Ce souhait, formulé par nos aînés, est en passe de se réaliser, même si le texte contient des imperfections et elles y sont, nous devons être pragmatiques et reconnaître que le travail d'une commission ne peut être dirigé dans un sens unique, c'est le principe même de la démocratie. Ce pragmatisme nous devrons le mettre en avant lors du référendum, nous votons OUI mais nous ne sommes pas dupes. Si le contexte politique européen ne nous permet pas à l'heure actuelle de le modifier en notre sens, nous tenterons de le faire lors d'un retour au niveau européen de la majorité à gauche.
Pour conclure, mes chers camarades, je vous rappellerai que même si les dernières élections nous ont été favorables, même si l'abstention a quelque peu diminué, même si le gouvernement bat des records d'impopularité, notre combat est loin d'être terminé.
Nous devons travailler, encore et encore, être au contact des Français, militer au quotidien et resté humble. Contrairement à l'élection du président des Etats-Unis, notre retour au pouvoir ne serait être un « signe divin », notre retour, s'il s'effectuait, serait le fruit d'années de militantisme, de remise en question, de débats et de partage.
Alors oui, oui à l'avenir, oui à l'espoir et oui, mille fois oui au socialisme.
Jules Aimé,