Aujourd'hui deux visons de la societé éducative s'affrontent.
L'une, conservatrice de droite (osons les grands mots) et une autre plus progressiste de Gauche.
La première a pour but de "créer" des futurs salariés, travailleurs et autres.
La seconde à pour projet et pour engagement de façonner une société ou l'individu serait libre de ses choix grace à des compétences intellectuelles lui permettant un certain pragmatisme face à la société.
Suivant la vision que l'on se fait du monde du travail, un employé doit être le plus maléable, le plus exploitable possible : pour cela on le prive (sans qu'il ne s'en rende compte) de ses facultés de jugements et d'analyses, on lui ment sur ses conditions de travail, ses droits (de grève par exemple) pour mieux l'asservir. Se n'est pas un hasard si la philo n'est pas présente dans les filières professionnelles, de même aucun cours sur les droits du travail n'est dispensé dans ces même établissements pourtant les plus à même de recevoir de tels enseignements.
A gauche nous voulons créer des citoyens plus que des machines, des personnes plus réfléchies aptes à travailler, à produire mais aussi à se manifester lorsque cela est indispensable concernant leurs droits notament et ce sont ces valeurs que le lpi et les Lpiens entendent défendre.
Plus qu'un débat sur la forme, sur les mises en application de la réforme dite Fillon c'est bel et bien un débat sur le fond de notre société qu'il faut relancer et c'est pourquoi je vous incite tous a manifester le mardi 8 mars 2005 à 14h place d'armes et le jeudi 10 même heure.