Devant 5000 élus et quelques jeunes, pas assez malheureusement. Histoire de rebooster tout ce petit monde, une quinzaine d'élus de tous ordres et puis les pointures, DSK, Hollande et Royal pour clôturer le tout. A noter la boutade de Strauss,"Royal c'est la candidate aux 100 propositions, Bayrou c'est le candidat sans propositions!". Sinon j'ai manqué l'intervention de Royal notamment orienté sur un projet que tout me force à adopter. Un projet de réforme de la constitution vers une sixième république. J'y suis venu depuis le début de la campagne et ce par des constatations plutôt simples.
La cinquième et le régime présidentiel est très stable et c'est son point fort, ainsi les politiques de réformes peuvent êtres mis en oeuvre sans souci de temps ou de risque de renversement. Cependant, le temps fort et régulier de cette constitution est bien évidemment l'élection présidentielle.
Le vrai souci c'est qu'avec l'importance croissante des médias dans le choix démocratique nous arrivons à une personnalisation extrême des candidatures au grand bonheur de certains d'entre eux. Le fond s'efface devant la forme, même à gauche. Les gens vous disent qu'ils préfèrent voter Sarko car il apparaît fort et capable alors qu'ils doutent des capacités de Royal à gouverner. Je veux dire à cela (et je ne cesse de la faire), que l'on vote avant tout pour un programme que personne ne lit par ailleurs, ensuite pour une équipe mais au aucun cas pour une personne seule. Mais si le président a le pouvoir exécutif, les loi, les réforme sont portées par les gouvernements rarement par le premier homme de l'état... Donc oui à une réforme en profondeur de notre constitution, du statut du chef de l'état, le tout pour, comme le disait Montebourg réconcilier les citoyens avec leur démocratie.