Article paru dans Libération aujourd'hui...
«Nous considérons que la violence, les blocus et les débordements ne sauraient être une réponse à la victoire du candidat de l’UMP.» La formule est signée par l’association RéSo et les comités AntiSarko qui regroupent plusieurs milliers de militants à travers toute la France autour du site
antisarko. Via un communiqué de presse, ces derniers se désolidarisent des actions violentes et des blocus organisés depuis le 6 mai 2007, jour de l'élection de Sarkozy
Les comités considèrent que
«le résultat du second tour de l’élection présidentielle a donné une majorité de voix à Nicolas Sarkozy. En se déplaçant massivement dans les bureaux de vote, les Français ont fait un choix net, qui ne peut être contesté que dans les urnes.» Ils appellent donc les manifestants à se
«mobiliser d’urgence pour battre la droite dans les urnes, lors des élections législatives des 10 et 17 juin prochains» car
«il est nécessaire que la gauche soit la plus forte possible à l’Assemblée nationale, pour former une opposition nombreuse, audible et crédible.» Concernant les actions violentes et autres blocus, ils les estiment
«contre-productifs» car
«ils renforcent la diabolisation des “antisarko” en favorisant l’amalgame entre les manifestants et les casseurs; ils renforcent aussi Nicolas Sarkozy dans son entreprise de disqualification de ses adversaires politiques et dans sa volonté de paralyser et d’anéantir toute opposition.» Non résignés par la victoire de Sarkozy dimanche, les comités ont décidé continuer
«le combat AntiSarko» qui
«est une nécessité démocratique et une obligation politique.» Les comités AntiSarko appellent à la constitution d’un comité de vigilance républicaine regroupant les associations, les partis et les syndicats progressistes souhaitant s’engager dans un travail de veille et de mobilisation
«pour assurer la riposte sociale et citoyenne aux réformes qui seront, dès demain, imposées par Nicolas Sarkozy.