Je viens de boucler ma licence, je me tourne désormais vers mon master.

Il ne m'a pas fallu longtemps, moins d'une semaine après l'annonce de nos résultats je me lance un peu naïvement peut-être dans une aventure d'un an. Lorsque je me suis inscrit en histoire, c’était pour devenir professeur d’histoire. Si l’option citée n’a pas été rejetée d’un revers du bras j’ai, au cours de mes trois années passées dans les amphis et parfois dans la rue, découvert de nombreuses choses. J’ai appris à aimer l’histoire, à la faire et surtout à l’étudier. Si l’historiographie ne s’est révélée que relativement tardivement dans mon parcours, les débats qui feront l’histoire de demain me passionnent actuellement. J’ai donc décidé de continuer un peu à la faculté.
Repoussant les concours à des prochains horizons je choisis la voie du mémoire. La discipline que je choisis relève presque de l’évidence pour ceux qui me connaissent, il s’agit de l’histoire contemporaine, et plus particulièrement l’histoire du temps présent, c’est à dire la limite entre l’histoire et le journalisme. Mon sujet n’est évidemment pas encore défini mais le thème est là.
Il est un événement marquant dans l’histoire de la ville et de ses institutions qui ne se retrouve plus réellement dans le quotidien politique poitevin. A la rentrée universitaire de 1970, le recteur inaugurait pour la première fois le campus avec ce qui était alors son fleuron, la faculté de Droit et de Sciences Economiques avec ses amphis flambant neufs. Manque de chance, si le campus était créé de part et d’autre l’avenue du recteur Pineau, la voie centrale et routière n’était pas encore adaptée aux milliers d’étudiants qui allaient la traverser tous les jours… C’était le point de départ de l’un des quatre plus grands mouvements sociaux qu’ait connu notre petite capitale régionale…