Enfin… Après plus de huit mois de campagne, 5000km uniquement consacrés à celle-ci, un compte en banque plusieurs fois dans le rouge à cause de diverses colles et autres manches à balai, pinceaux et essences… Je vais enfin pouvoir me reposer et qui plus est, sur mes deux grandes oreilles de socialiste. Ayant réussi un coup triple, nous devons maintenant continuer notre travail auprès de nos concitoyens, le rythme sera plus louable cependant. Je suis éprouvé, fatigué, ruiné mais je suis heureux, heureux pour Catherine, pour Jean-Yves qui grâce à moi pourra s’adonner aux joies familiales, à Alain qui à été reconduit grâce à son travail, à Jean-Michel qui à mis fin au système Leperc grâce à 78 voix et 40000 tracts. Je suis heureux pour Poitiers, pour la Vienne et ses habitants. Je suis heureux pour la démocratie et pour la gauche.
Je pense déjà aux municipales de l’année prochaine qui me feront retomber dans l’infernal cercle des campagnes politiques aux horaires décalés, à la colle sur les cheveux, aux courses poursuites avec l’UMP, à tout ce qui nous a fait et nous fera de nouveau gagner. Je compte participer activement au nouveau projet de ma ville, pour son développement et pour le bien-être de ses habitants.
En attendant, il me reste mon emploi de surveillant qui se passe relativement délicatement, une épidémie spasmophilique sévissant dans l’établissement. Accumulé à ma fatigue, le poids des enfants à transporter de leur classe à la vie scolaire, de la vie scolaire à l’infirmerie (où nous n’avons pas d’infirmière) et de l’infirmerie à la voiture de maman… à raison de 300 kilos déplacés par journées, je compte battre à Roumanie à l’épaulés-jetés lors des jeux de Pékin.
J’espère pouvoir pleinement entamer mon Master, commencer à lire et décrypter mes sources, commencer des entretiens… Un programme très chargé qui se terminera mi-juillet avec un mini-camp VTT dans la Vienne histoire de ne plus avoir où j’habite…
Cette année fut, longue, éprouvante, épuisante, quasiment les trois-huit entre la fac, le collège et la politique. Une défaite sur laquelle je n’avais pas beaucoup de marges de manoeuvre, les présidentielles. Une victoire où les jeunes socialistes ont été déterminants, celle de Catherine Coutelle. Une licence personnellement acquise avec des résultats qui me donnent envie de poursuivre mes pas en histoire.
Mais voilà, loin d’être en vacances (je ne le suis jamais vraiment et j’arrête le travail de 13 juillet), je me sens léger. Mes souvenirs de campagnes se pressent dans mon esprit, je vais devoir écrire, refaire le plein d’énergie, penser, me poser refaire du skate, dessiner, me promener et revoir l’Auvergne.