Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

les boîtes de chocolats universitaires.

    Mais mère disait toujours, les réformes de l’université, c’est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Enfin je commence à me dire que ça c’est dans le meilleur des cas. En effet une fois n’est pas coutume, cette fois, on sait qu’on va trinquer. Le souci c’est que nous ne savons pas vraiment comment cela va se passer, pire nous ne savons pas qui va nous défendre.
    Notre système universitaire, moi je l’aime finalement pas mal, certes il y a trop de tracasseries administratives, certes nos moyens sont faibles et nos outils vieillissent. Mais quand je vois l’énergie développée par certains étudiants, certains personnels et certains enseignants je me dis qu’on est loin de la noyade culturelle. À force de sapes budgétaires, nous sommes devenus des pros du bricolage administratif, malgré cela nous survivons.
    On (notre petit président) nous avait promis une réforme comme nous n’en n’avions pas vu depuis 1968, une remis à plat des diplômes, des parcours, des filières, des enseignements, des modes de direction… une réforme qui devait être LA réforme de son quinquennat, sa fierté, ce avec quoi il devait entre dans nos manuels d’histoire. Et bien on l’attend toujours. Déjà nous sommes dotés de Valerie Pécresse qui est à l’enseignement supérieur ce que Juppé était à l’environnement : un ministre, pas un spécialiste. Après deux trois bourdes mal pensées, petit président à pris les choses en main. Il fut aidé en cela pas une nullité incroyable de l’UNEF. En ne prenant que deux trois revendications sur lesquelles Sarkozy pouvait lâcher, ils ont miné le terrain.
   En répondant, en moins d’une semaine aux revendications de l’UNEF, revendications minimales tenant plus à l’instinct de survie du syndicat qu’a la défense des étudiants, Sarkozy à réussi son coup. Julliard (président du syndicat dont j’ai été membre pendant deux ans) devait serrer ses fesses lorsqu’il se disait satisfait de l’écoute présidentielle et qu’il resterait vigilent. Et oui gros malin, une fois que tu tes fait avoir tu ne peux qu’être vigilent, parce va maintenant essayer de combattre un projet dont le ministre à réussi à te faire approuver (au moins sur le plan médiatique…).
    On se retrouve donc avec une réforme bâtarde. Une réforme de forme, pas de fond. Une réforme qui ne touche quasiment qu’a la gouvernance des universités, à la réforme des conseils d’administration… En gros on réduit les quorums, mais on ne donne pas plus de pouvoirs. On contraint à l’autonomie sous peine de réductions des financements.
  Les chercheurs doivent être content, on ne parle pas d’éventuelles augmentations de budget. Les étudiants passent pour des cons, on ne parle n’y  de notre avenir ni de nos enseignements. Les IATOSS (personnels) savent déjà qu’ils partent à la retraite sans être remplacé (si peut-être par des étudiants). Et tout le monde applaudit des deux mains à la hausse du SMIC de 2% et à la vitesse avec laquelle petit président agit…
    Bon été, bonnes vacances…
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Eh oui, c'est pas demain la veille qu'on aura un enseignement de qualité. On pourrait aussi s'attarder sur les réduction de postes à la rentrée. C'est ça le sarkozysme, dans l'idée c'est l'"école de l'excellence", dans les faits on ne remplace pas les profs.Excellente école privée ouai... dans le publique ce sera 60 élèves par classe, fini l'enseignement de l'allemand, du latin et autres matières trop exotiques et coûteuses...PS: je pourrai aussi parler de la nullité affligeante de l'UNEF mais vous l'avez tellement fait que ce n'est pas nécessaire (j'adore les prétéritions...).
Répondre
M
Bonjour, <br /> <br /> B.Julliard n'était pas le seul à la table des négociations, pourquoi s'acharner spécialement sur lui ? <br /> <br /> La faiblesse endémique du syndicalisme et de la représentativité du monde universitaire n'a-t-elle pas contribué à ce que la phase de concertation ne dure qu'un labs de temps très court ? <br /> <br /> Alors que tout le monde appelle de ses voeux une "réforme" de l'université, comment expliquer en quelques mots simples que celle que le président de la république propose n'est pas la bonne et cela sans utiliser les mots-chewing-gum (à force d'être maché, ils n'ont plus de goût) que sont "marchandisation", "privatisation"... ? <br /> <br /> Autant de questions intéressantes que soulèvent cette réforme.
Répondre
J
pour le coup  on saisit vraiment le 2nd degré... c'est dingue.
Répondre
L
Mouais le côté "on a pas de fric mais on est heureux quand même", je trouve que tu abuses un peu.... (à moins que je n'eusse pas saisi le 2nd degré).Si on se retrouve encore avec le même budget à Poitiers cette année ça va vraiment être très dur. Et sans vouloir être "populiste", souvent réforme + décentralisation = coupe budgétaire ...Sinon une info pour le dessert : en plus d'une réforme à la con, Pécresse a annoncé  zéro poste de chercheur pour 2008. Ca doit être pour redonner à l'Université française la place qu'elle mérite...
Répondre
K
La débrouille..... un peu comme dans les pays du Tiers-Monde: on n'a rien, mais on se débrouille avec ce qu'on a. Un dicton: "Avec 3 bouts de ficelle, un Cubain vous fera un hélicoptère en état de marche." Si je comprends bien, c'est le cas des universités.Et finalement, en quoi elle consiste, cette réforme? Juste une coupe dans le budget et une autonomie renforcée?
Répondre