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être désordonné


    I’m a poor lonesome worker… Et oui mon assiduité sur ce blog n’est pas un de mes points forts en cette période estivale. Il faut dire que je manque de temps pour écrire mais aussi pour simplement produire de l’idée, des articles. Et oui car –sauf exception- je me réveille rarement le matin en sachant ce que je vais pouvoir écrire dans la journée sur le blog. Tout commence généralement après lorsque, préparant minutieusement mon petit dèj, j’écoute d’une oreille distraite les infos et revues de presse de France inter ou France info suivant l’humeur ou lorsque, manquant d’images désolantes je me branche pour les matinales d’Itélé. Une fois les informations captées j’avoue me sentir mieux, rassuré sur mon sort d’être occidentalisé et privilégié dans son insouciance. Car comme le disais Souchon, « Rien n’est fait pour moi, mais je vis dans une ville d’Europe, c’est déjà ça ». Comme le fumeur prend parfois sa clope, lui donnant sa drogue au parfum de l’aube, il me faut, pour démarrer la journée mes infos.

    Sans pour autant reprendre les vers de Coluche sur les journaleux, « ils disent que je ne dis que des conneries, et bien maintenant je vais dire les leurs…». Oui, l’information se suffit à elle seule, il est donc rarement utile de rabâcher sur le net ce que certains font si bien au micro de nos services publics. Au pire, un article me fait tilt en lisant Libé, je le copie en citant ma source. Mais le plus souvent je me contente de donner la vision partisane affichée d’un jeune étudiant en histoire, socialiste et poitevin. Ces cinq identités, aussi détachées entres elles qu’elles, autant qu’elles sont complémentaires font de mes analyses et traits d’humeur des mélis-mélos sûrement bizarre ou l’on croise tout les pants de mon éducation.

    Les articles concernent souvent donc cette toile que peut représenter ma jeunesse, mes études, mon socialisme, mon attachement à l’historiographie et ma faible identité pictave. Des soirées arrosées, des comptes rendus de recherche, des dessins, des lectures, des musiques, des sorties et des soirées. Autant de choses souvent futiles qui m’ont fait dire il y a de ça près de trois ans maintenant qu’il fallait que j’en publie une part. Publier donc une part et seulement une part, chose rarement compréhensible pour le contradicteur lambda. Non je ne publie pas la liste de mes copines, non je ne fais pas part des désordres familiaux, de toutes mes remises en cause politique. Je n’en ai ni l’envie, ni le temps ni peut être le courage. De plus l’éternelle question de l’utilité personnelle d’un article se pose. Ce forme d’expression, partielle, m’était je pense avant proprement destiné. Rappelez vous le cas de ce Dorian Gray qui sous les précieux et intimes conseils de son ami Lord Henry voulait figer son image dans le temps. Je pense pour ma part que j’ai un instant voulu figer mes pensées et mon image à la sortie de ce qui, du haut de vos 18 ans peut paraître comme les meilleurs moments de votre vie, les conneries du lycée.

    Il se trouve que différents chemins, pourtant largement empruntés se sont au cours des deux dernières années profondément creusés. Mes engagements politiques se sont affirmés (autant que mes contradictions), ma volonté d’étudier l’histoire et un certain amour pour la matière est passé par là, le mouvement de 2006, mes lectures. Bref, je ne suis plus le même. Il y a encore quelques temps je m’amusais à remonter le temps de manière régulière par l’entremise de mon blog. J’ai arrêté il y a peu sans réellement m’en rendre compte. Mon quotidien est différent, mes analyses peuvent l’être, je râle contre une argumentation parfois confuse, contre une insulte professée ici, contre une photo qui aurait pu être mieux prise. Mais dorénavant je m’interroge sur le devenir de ce site. Comment le retrouverai-je plus tard, comment en assumé le passé, comme le relire… Rien n’est simple car avec plus de deux milles articles tous aussi différent les uns que les autres il est difficile trouve une trame originale à la machine.

    Ces derniers jours j’ai repris mon emploi saisonnier d’animateur. Je suis en train d’imaginer une sorte de grenelle de l’animation où l’on pourrait enfin créer des conventions salariales tripartites, animateurs, employeurs et parents, aux moyens de pression ou de grève sur l’état... Mais au milieu des mes divagations politiques j’aime me retrouver avec ces gamins que l’on ne sort pas souvent, ces enfants pour la plupart issus de familles très défavorisées. Leur faire ouvrir les yeux, leur parler d’autres chose qu’inter ville, leur dire que l’on ne sera jamais le plus fort, mais surtout que l’on en a pas le besoin. Pendant que je bosse, j’arrêter souvent de penser, le travail est aliénant, il faut se forcer le soir venu à la lecture, à l’ouverture. Car après une journée de plus de dix heure (sans compter les prépas) votre tête est ailleurs. C’est à ce moment-là que le comprend conscience de la fainéantise intellectuelle dont l’on peut faire preuve une fois épuisé. On prend aussi pour soi le manque d’engagement des uns qui, une fois chez eux, n’ont pas d’autre courage que celui d’allumer le poste de télévision.

    Lorsque l’on travaille, notre cercle de relations personnelles en prend un coup. Le soir, on reste chez soi, dans la journée on se consacre à son taf. Pas de débat, peu de place au rêve, manque d’imagination, on arrive au stade critique de l’homme qui compte des minutes rémunératrices, une horreur. Et encore j’ai la chance de travailler en extérieur, avec des êtres vivants plutôt très sympathiques, un métier physique aussi. En gros je n’ose imaginer la vie de l’être qui de 9h du matin à 17H15 reste tournevis en main sur son atelier à voir défiler en cadence les pièces à monter, elles aussi rémunératrices mais tellement moins bavarde qu’un enfant en vacances. Même le paraître en prend un coup, le matin en allant à l’usine, rien ne sert ni de flâner, ni de travailler sa culture, elle ne vous sert une fois là-bas absolument à rien…

    Tout ces bla-blas n’ont rien d’anodins. Il constate ce que chacun touche du doigt tous les jours. La discipline de production (d’un texte, d’une photo, d’un dessin) est quasiment réduite à néant lorsque l’on se met à compter les minutes… Je vous prie donc d’excuser ce petit coup d’abattement métaphysique qui se résorbe lorsque le week-end venu je peux me promener, écouter de la musique, fréquenter la médiathèque, bref vivre ce que je veux. Sur ce voici quand même quelques clichés de ma semaine, qui sans appareil photo se fait aussi difficilement.

pirates boatd

le bateau de pirate qui m'a donné quelques peine ses derniers jours...

Copie de 04082007193
et surtout martin à peine heureux dans l'eau de la piscine avec le George Bush gonflabe, la bouée de sauvetage du libéralisme...

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A
Etre desordonné : acteur-interprète chéri de notre société.Doté d\\\'une conscience, on se positionne, on choisit, on agit et grâce à nous, à cet ensemble de diversités, les mentalités évoluent, l\\\'intérêt général mue au fur et à mesure des décennies (quand tu penses que la femme mariée d\\\'avant 1965 ne pouvait librement exercer une activité professionnelle, ne pouvait même pas jouer du tournevis sur un établi, si le coeur lui en disait et si son mari s\\\'y opposait).Mais, mais, nous sommes également cobayes de notre société, à tester ses produits et services sans savoir où cela nous mènera, comme avec les blogs que tu soulignes (ah si, maintenant, on sait que tout internaute identifié par ses nom et prénom se retrouvera fiché sur spock).Alors Jules, ton blog, il reflète notre présent et, en plus de consigner avec soin tes actes pour ta mémoire et ton identité, il va faire évoluer notre monde.
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A
Cette bouée...c'est maison ? Ou on peut l'acheter tout simplement sur internet ? C'est que comme symbole, c'est très très fort....Ca donne des idées de cadeux !Bon été...
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P
Avec le temps vous devenez intelligent, bravo bel article, continuez dans cette voie.
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