Franchement, pour 4 euro, il y a de quoi relancer la machine de reconquête sociale. 4 euro, apparemment ce n’est rien ou pas grand chose, une pinte Picon, un quart de St Nectaire, c’est un croissant plus un café plus libé, c’est deux Charlie Hebdo mais c’est surtout ce que s’apprête à demander aux familles petit président. 4 euro ce sera le montant a priori minimal de la franchise médicale. Pour la plupart d’entre vous, pour moi aussi, quatre euros, cela ne représente pas une somme hors du commun, un petit écart par ci en début de soirée et la somme est claquée. Mais pour beaucoup d’autres 4 euro c’est trop. Lorsqu’au cours de l’année, après avoir « verbalisé » un môme et écrit un mot dans le carnet de correspondance au sujet du remplacement de ce dernier (qui ne contenait plus assez de pages pour pouvoir rendre compte des soucis que l’enfant produisait dans le collège), j’ai reçu une lettre de la mère. « Cher monsieur, j’élève seule mes deux enfants, je suis à la recherche d’un emploi, je n’habite pas à proximité de l’établissement et je ne dispose pour vivre que de 12 euros par jour… Comprenez que les 1,89 euros que vous me réclamez pur le carnet de liaison de mon enfant ne sont pas une priorité pour moi. C’est pourquoi je continuerai à coller des feuilles blanches à la fin du carnet actuel. »
Une fois que vous vous retrouver en face de ce genre de situation, j’ose vous dire que vous vous y reprenez à deux fois avant d’engueuler le môme qui pourtant le mérite. Pris d’une pathétique compassion, vous prenez souvent sur vous au risque que la situation ne dégénère avec ses camarades. Mais voilà, ce que vous vous claquez sur un coup de tête en livres en bières ou en revues, certains pourtant proches de vous ne peuvent le faire pour se nourrir. Et c’est ceux-là même qui vont subir de plein fouet les nouvelles mesures présidentielles, ceux-là même qui malheureusement qui élisent leur propre boureau… Car si la grande majorité des classes aisées votent à droite pour assurer leur sauvegarde, les classes populaires votent elles aussi souvent pour leur supplice, en effet, le pauvre aspire à la richesse. Plus prévoyant que jamais il vote donc dans le sens de son espoir sans savoir que se dernier aura le fin mot de l’histoire.
Tout cela pour dire que lorsque petit président annonce gravement de surcroît « mais qui oserait dire qu’on ne peut pas donner 4 euro de sa poche pour les services de santé » j’ai envie de lui drie… Et bien Moi, moi j’ose dire comme d'autres que tout le monde ne peut pas se permettre même pour des soins de payer 4 euro. Il faut dire que combien de nos ministres se sont retrouvés à découvert depuis les dix dernières années? Combien ont pris le bus et le tramway en le payant de leur poche? Combien se lèvent le matin pour acheter eux-mêmes leur pain? Combien vivent aujourd’hui en ayant la moindre idée du quotidien de leurs contemporains, la moindre idée du coût de la vie, même si ne réclame pas la pauvreté des ministres, je réclame le droit de ses derniers à être habillés normalement, à manger à la cantine de leur ministère, de conduire eux-mêmes leur voitures lorsque les trajets sont cours et pourquoi pas à effectuer de courtes visites dans les cabinets médicaux des villes moyennes et en s’écartant progressivement des centres villes, histoire de croiser leurs malheureux visiteurs. Car ce n'est pas en se faisant soigner à l'hopital militaire de vitry, ou à l'hopital américain de Paris que l'on risque de croiser des êtres humains. Que nos politiques vivent notre vie, approche notre misère plus d'un quart d'heure médiatique par mois, qu'ils nous connaissent merde. Autant dire que cela marche autant pour la gauche que la droite.
Et pendant ce temps là, le PS comdamne l'altercation que petit président a eu en slip de bain avec des paparazzis... Mais on s'en branle de ça, on a rien d'autre à foutre? Ile joue avec le feu, il se crame on a pas besoin de lui refoutre le doigt dedans, notre but est d'éteindre l'incendie pas de le constater.