
Amour, Gloire, et Beauté…
Ce sont des mots qui nous rappellent les grandes heures des sitcoms niaiseux des années 80-90. Ces mots, souvent attachés aux hommes et femmes politiques pendant leur campagne sont en passe de le devenir pour ces mêmes personnes mais cette fois dans l’exercice de leur, évidemment, Petit Président en est le porte étendard le plus caractéristique.
Là, où un de Gaulle, payait ses factures d’électricités et le goûter de ses enfants, Giscard recevait des Diamants, Mitterrand ses maîtresses et Chirac planifiait ses vacances. Petit Président, à l’heure ou pour pas mal de français, la fin du mois est difficile (surtout les 30 derniers jours), va faire du Palais de l’Elysée, une annexe de l’avenue Montaigne. L’homme petit ne se contente plus de ses talonnettes pour se faire remarquer, stylo en argent massif géant, montre d’un kilo au poignet, boutons de manchettes en or massif, chemise Prada, t-shirt US… Le beauf de Cabu, devenu riche s’invite au palais présidentiel. Les journalistes qualifiant même la majorité politique de « Droite Bling-Bling » en référence à ce mouvement d’affichage de l’opulence de sa richesse lorsque l’on vient de milieux défavorisés et que l’on a réussi. Le problème des Bling-Bling, c’est qu’éblouis par leur propre richesse, ils en oublient la pauvreté des autres.
Et la pauvreté est réelle. Même en trafiquant les chiffres du chômage on n’arrive pas à effacer les misère des uns et l’opulence des autres. Se tournant le plus souvent vers les associations d’aide d’urgence après être passé par les services désormais sans financement de l’état. On touche ainsi au paradoxe contemporain, plus on affiche de richesse moins les gens en sont pourvus. Petit Président (qui s’était déjà accordé des augmentations de salaire en tant que ministre) va donc se faire augmenter par ses gentils députés son salaire de 140%. A l’heure des grenelles, les augmentations n’avaient pas dépassé 30% du salaire. 140% d’argent de poche en plus. Quand bien même le président débourserait de l’argent pour sa fonction, des déplacements, ses vêtements, sa nourriture… Cela pourrait presque se comprendre, quoique s’avec 6000 euros par mois on a du mal à comprendre les manques. Or il n’est rien de tout cela, le logement (les logements) sont pris en charge, le transport escorté ne pose pas de problème, les frais de bouche (dont on apprendra plus tard qu’ils dépassaient ceux de Chirac) sont tout bénef… Bien, on trouve facilement 60 millions de personnes qui envient aujourd’hui le régime spécial de notre premier magistrat.
Allez ensuite faire comprendre à un agent de maintenance des voies qu’il doit travailler cinq ans de plus pour partir en retrait avec 1100 euros pour premier versement… Allez me faire croire qu’il faut que je travaille plus lorsque je gagne au mieux autant, souvent moins. Allez vendre de l’écologie, de l’économie solidaire et du partage lorsque vous même restez autiste et imbu de votre richesse.