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La lettre sur du Président, honnête.

 POITIERS , LE 27 NOVEMBRE 2007

Lettre ouverte de Jean-Pierre Gesson, Président de l’Université aux Etudiants et Personnels de l’Université de Poitiers

Madame, Mademoiselle, Monsieur, Cher(e) collègue, Cher(e) étudiante,

    De l’avis général, la formation, la recherche et l’innovation vont occuper à l’avenir une place de plus en plus importante dans notre pays. Dans ce contexte, nous sommes nombreux à attendre depuis des années une loi donnant aux universités des capacités accrues de développement. Des capacités accrues, c’est-à-dire une organisation d’un autre ordre, un mode de fonctionnement différent, mais aussi des moyens financiers et humains renforcés, car nous ne pouvons plus accepter que la dépense consacrée en France pour un étudiant soit inférieure à celle qui est réservée à tout autre bénéficiaire du service public de l’enseignement, avant comme après le baccalauréat. La loi « Libertés et Responsabilités des Universités » (LRU) a été promulguée le 11 août 2007. Dans le code de l’éducation -code qui rappelle (chapitre III du Livre Premier) les objectifs et missions du service public de l’enseignement supérieur auxquels nous sommes tous très attachés- elle modifie un certain nombre d’articles issus de la loi du 26 janvier 1984.
    Cette loi suscite aujourd’hui des discussions, des inquiétudes, des résistances. Les UFR de lettres et langues et de sciences humaines et arts sont « bloquées » depuis plus d’une semaine et une grande partie des enseignements ne peuvent y avoir lieu. J’ai donc décidé de vous écrire cette lettre, d’abord pour corriger quelques erreurs qui circulent, ensuite pour vous donner mon sentiment personnel sur cette loi : sans doute ne répond-t-elle pas pleinement aux attentes de la communauté universitaire, mais il est clair que l’immobilisme ouvrirait une voie royale à tous ceux (personnes et établissements privés) qui souhaitent, eux, afficher d’autres modalités de gouvernance et de fonctionnement, et réaliser tôt ou tard des projets concurrentiels. * En ce qui concerne l’information sur la loi, il est important que le débat qui s’est engagé à son propos (ou à partir d’elle) ne se perde pas sur de fausses pistes : le texte de la loi LRU ainsi que celui de la loi de 1984 et un relevé des différences entre les deux textes figurent désormais sur notre site (http://www.univ-poitiers.fr).
    La simple lecture de ces textes devrait permettre d’en finir avec certaines craintes fortement exprimées : Page 2 2/3 - cette loi ne modifie rien quant au principe de la non sélection à l’entrée à l’université. Elle réaffirme au contraire la possibilité pour chaque bachelier de s’inscrire dans la filière de son choix. Elle demande seulement que l’université puisse conseiller utilement le candidat à ce choix (procédure déjà mise en place dans notre université à la dernière rentrée universitaire) ; - cette loi ne modifie rien quant à la fixation des droits d’inscription, définis nationalement et par arrêté ministériel. Elle n’ouvre pas plus le droit pour une université de décider, toute seule, localement, de droits d’inscription particuliers. - cette loi ne modifie rien quant au monopole de la collation des grades et diplômes exercé par l’Etat. Les filières de formation offertes par une université continueront donc d’être décidées à l’issue de la négociation entre l’université et le ministère (contrat quadriennal). La loi LRU ne change rien à ce mécanisme, qu’elle renforce au contraire par la place centrale désormais réservée au contrat dans la loi.
    Quels sont donc les points sur lesquels la loi LRU apporte des changements ? Le président : la loi fait-elle vraiment de lui un super manager doté de tous les pouvoirs ? La lecture comparée du texte de la loi de 1984 et de celui de 2007 ne permet guère de l’affirmer. Au demeurant, j’ai observé que le CA, et c’est une nouveauté, exercera désormais un contrôle sur ses actions et ses décisions. Certes, et c’est là la principale modification, aucune affectation (sauf pour ce qui concerne de l’affectation des agrégés de l’enseignement supérieur) ne peut désormais être prononcée s’il émet un avis défavorable motivé.     Ce pouvoir inquiète… et j’estime pour ma part qu’il aurait été sage de le laisser entre les mains du conseil d’administration… mais j’observe que les directeurs d’IUT, qui disposent d’un pouvoir similaire depuis de nombreuses années, ne l’ont quasiment jamais utilisé (une seule fois en quinze ans à Poitiers) ! Le conseil d’administration : il comptera 30 membres à l’université de Poitiers, avec des proportions de représentation pas si éloignées de celles de la loi de 1984. La représentation des étudiants, certes, va se trouver diminuée (14/60 dans le précédent CA contre 5/30 dans le nouveau) mais la présence de suppléants permettra d’assurer une présence effective plus forte (actuellement, la présence des élus étudiants au CA est de l’ordre de 50 %). Un regret : la diminution relative des élus BIATOSS compte tenu de leur implication dans la vie de l’établissement, diminution que compense imparfaitement la création d’un Comité Technique Paritaire. Quant aux 8 personnalités extérieures au lieu de 12 actuellement (dont, chez nous, 3 des collectivités, désignées par elles), elles ne pourront, à l’évidence, exercer aucune mainmise sur le CA : 73 % des membres de notre CA seront des personnels ou des usagers de notre université ! La grande nouveauté m’apparaît être la suppression des secteurs pour l’élection des membres du CA : l’élection se fera sur un projet pour l’établissement, non sur la représentation des composantes : à nous d’éviter les déséquilibres et de faire en sorte que le projet retenu par les électeurs prenne en compte la communauté tout entière. Les compétences nouvelles : les universités vont devoir assurer la responsabilité de la masse salariale et de la gestion des ressources humaines dans un délai de 5 ans. La loi a prévu des garde-fous : plafonds de cette masse salariale, plafonds des emplois Etat et des emplois de contractuels… Les spéculations sur des recrutements « massifs » de contractuels sont donc fort peu fondées. Dois-je rappeler que nous payons actuellement sur ressources propres 74 emplois « gagés » et 130 contractuels, hors recherche (doctorants, ATER), pour environ 900 emplois Etat ? Les « comités de sélection » : ce point est plus préoccupant. Quel sera le mode de fonctionnement de ces « comités » qui se substituent aux commissions de spécialistes ? La loi de 1984 ne disait rien sur ce point et les choses seront précisées cette fois encore par voie de décret. A titre personnel, je serais très favorable au maintien de commissions internes, élues, nécessaires pour traiter des dossiers scientifiques (avis sur la soutenance et les jurys de doctorats et d’HDR, avis sur les promotions locales …).
    Pour le reste, il nous appartiendra de définir les modalités de mise en place des comités de sélection qui devront, bien naturellement, être majoritairement constitués (comme la loi l’indique) de spécialistes de la discipline, et pour moitié d’extérieurs (et cela dans le respect de deux exigences : que le dispositif garantisse la compétence scientifique des membres de ces comités et que leur mode de désignation soit pluriel pour éviter tout arbitraire). La modulation des services des enseignants-chercheurs et des enseignants est autre source d’inquiétude. Il ne s’agira pas pourtant d’une mise en concurrence mais bien d’une reconnaissance des activités de chacun qui combinent de façon très variable les missions d’enseignement, de recherche et d’administration. Nier l’évidence revient à dévaloriser certaines missions par rapport à d’autres ce qui est Page 3 3/3 préjudiciable à la fois aux personnels concernés et à l’établissement. Bien entendu, la définition des services ne pourra résulter que de procédures équitables prenant en compte les objectifs individuels des enseignants-chercheurs et les besoins de l’établissement. Les mêmes inquiétudes sont relatives à l’attribution des primes qui doivent relever de procédures similaires. L’Université de Poitiers a atteint cette année son objectif de rattrapage du niveau des primes entre catégories de personnel des différents corps. Il est bien entendu qu’une politique de primes ne peut aboutir qu’avec l’assentiment des personnels. Fondation ? Sur ce sujet, je suis favorable, pour ma part, à la création (en partenariat avec des établissements voisins ?) d’une fondation d’université qui serait une fondation reconnue d’utilité publique, sans personnalité morale, c’est-à-dire avec un pilotage assuré par l’université. Elle aurait pour objectif de soutenir le développement de l’ensemble de l’université, mais il est bien évident que les financements qui peuvent être obtenus par ce canal ne peuvent être que très modestes par rapport au budget global de l’université.
    Naturellement, nous sommes tous bien d’accord sur un point : l’ « autonomie » ne doit pas se traduire par un désengagement de l’Etat et nous devons continuer de tenir un discours soulignant la nécessité de mener en parallèle le chantier de la réforme et le renforcement des moyens publics attribués aux universités.
    La loi LRU doit s’accompagner d’un investissement accru de l’Etat. A ce sujet, le bureau de la Conférence des Présidents d’Université CPU) a été reçu hier par F. Fillon. Il a été proposé que la CPU signe dans les prochains jours un accord (entre elle et le gouvernement) visant à acter concrètement l'engagement pluriannuel de l'Etat sur les moyens (le soutien financier de l’Etat aux universités sera de 1 milliard d’euros par an durant 5 ans). Le budget de l’enseignement supérieur sera donc de 11 milliards d’euros en 2008, de 12 en 2009, etc., jusqu’à atteindre 15 milliards d’€ en 2012. La loi de finances 2008 en cours d’adoption au Parlement s’inscrit dans cette perspective. Notre université va être néanmoins particulièrement attentive au financement du « plan licence ». L’objectif inscrit comme première priorité dans notre projet de contrat quadriennal (2008-2011) est précisément l’amélioration de l’encadrement et de la réussite des étudiants inscrits en licence : nous avons demandé plus d’accompagnement dans le parcours étudiant, des volumes horaires plus importants dans les maquettes les plus basses, ce qui concerne principalement le domaine des Sciences humaines et Arts et celui de Lettres et Langues. C’est aux collègues et aux étudiants de ces deux facultés, aujourd’hui inquiètes de leur avenir, que je voudrais plus particulièrement m’adresser pour finir : la loi n’est nullement dirigée contre leurs disciplines et l’université entend bien continuer de tirer sa force de sa pluri-disciplinarité. Le très gros programme d’investissement immobilier prévu dans le cadre du Contrat de Projets Etat-Région 2007-2013 fait une place importante à la rénovation des locaux de l’Hôtel Fumé, à la bibliothèque du campus nord, à la création d’un pôle musique et danse en centre ville. Cet investissement est le signe de la confiance que notre université continue d’avoir dans ces domaines qui n’occupent nullement une place secondaire dans son développement.
    J’appelle tous les étudiants et les personnels à examiner sereinement le contenu de cette loi et à s’en faire une opinion par eux-mêmes. S’il s’avérait que nos universités refusent encore une loi, quelle que soit l’appréciation que l’on porte sur elle, notre service public en sortirait affaibli par rapport à d’autres filières, sélectives ou privées. Oui, je suis convaincu que nous pouvons, dans le cadre de cette loi, continuer d’être une université pluridisciplinaire, accueillant tous les bacheliers et favorisant leur réussite, dotée d’une recherche d’excellence dans différents domaines et fonctionnant démocratiquement. C’est à nous d’en décider.

Jean-Pierre Gesson
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S
Oh, ça y est, on en vient aux menaces personnelles. Tu crois que les rouges me font peur? Puisque t'en es là, on n'a qu'à se fixer rdv, et on verra qui viendra avec ses potes ou pas et qui aura peur de l'autre. Si il faut défoncer ta sale gueule de totalitaire, ça sera pas un problème. Mais bon, comme d'habitude, évidemment, ceux qui prônent le combat et la lutte sont les premiers à fuir quand ça commence à barder. Ca s'est bien vu pour le CPE, quand des types dans ton genre ont laissé les lycéens se faire braquer...
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A
c'est pas "je", c'est "nous", merci de ta t'inquieter pour ma naiveté, je te l'ai dit, les comploteurs ,au goulag !, mais bon à mon tour de te renvoyer à la tienne, apres bizarre aussi que mes "copains que tu denonces" (cuba, corée...) sont tous sous blocus economique, l'arme la plus immonde qui soit, qui fait crever un peuple sans faire sauter les dtictateurs, pour saddam aussi les usa ont été grandioses dans le genre..(des gosses et des vieillards morts de faim)..mais bon les pays occidentaux sont de grands humanistes....sur que dans ces cas là c'est pas facile d'assurer la bouffe pour tous!tiens un lien de gauchiste sur ton ascenceur social....qui fonctionne super bien....http://www.lefigaro.fr/france/20061120.FIG000000157_quand_l_ascenseur_social_est_en_panne_l_image_des_riches_se_degrade.htmlEncore une belle vision ethnocentriste des choses: richesse et technologie, .accumuler des richesses pourquoi faire? faut vraiment etre con dans un monde communiste pour garder ses thunes, mais bon on vous les fera bouffer, vu que vous aimez cela...en quoi le progres technologique c'est cool? c'est quoi cette vision positiviste? la bombe atomique c'et un grand progres, hiroshima, nagazaki? la torture que les francais ont importé au chili c'est le progrès? oui admettons, c'est ta conception du progres...mais bon je comprend pourquoi tu degueule ta haine, c'est juste que tu as peur du peril rouge ca me fait plaisir, je ne lutte pas pour rien alors j'en suis heureux, tant qu'on vous emmerde, c'est bon, et crois moi, a l'avenir on va de plus en plus vous emmerder.... d'ailleurs vous enverrez les crs pour cela, et puis si ca va pas les gi's, ou la cia qui sait....mais bon vous etes democratiques....faudra pas s'ettoner de prendre le goulag dans la foulée...on ne recolte que ce que 'on sème...bon j'arrête je ne convaincrais pas un convertit qui se croit libre.....le petit robot
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S
Ta responsabilité, Goulag, c'est la même que celle des types qui soutiennent les thèses nazies ou néo-nazies. C'est aussi simple que ça. Et si en France les lois criminalisant l'idéologie communiste au même titre que les idéologies racistes, fascistes ou national-socialistes, c'est grâce au parti socialiste qui pour ne pas froisser ses copains à sa gauche s'est toujours évertué à temporiser là dessus. Mais comme ça devrait se régler au niveau européen dans les années qui viennent, on verra bien.Quant à ton discours... Ca reflète malheureusement ton manque d'information et d'expérience de manière plus que flagrante. Tu crois sincèrement que tu pourras mieux faire que ces sales types? Tu crois sincèrement à ce que tu dis quand tu prétends que le communisme peut parvenir à une société sans inégalité sans police politique ni répression? Comment savoir si quelqu'un n'accumule pas des richesses en secret, ou si quelqu'un ne fomente pas un complot contre ce bel exemple que tu défends? C'est même plus de l'utopie à ce niveau là, c'est de la bétise crasse et une méconnaissance impardonnable sur la nature humaine ou les sociétés actuelles ou passées. Pas besoin d'ascension sociale tu dis? Va donc dire ça aux coréens du nord, ou aux cubains, ou même aux mexicains, on va voir si ils vont dire pareil. L'ascension sociale c'est le moteur d'une société qui évolue, et permet un brassage des idées. C'est ce qui permet de justifier une éducation qui se veut neutre et impartiale, non politisée. C'est ce qui différencie les petits robots du communisme des penseurs des sociétés libres. Tant que les gens comme toi ne comprendront pas que le communisme est une impasse absolue tant au niveau idéologique qu'humain et technologique, et de jouer le jeu de ceux qui pointent du doigts des gens qui prônent le communisme mais sont même pas foutus de se lever pour aller faire leur action, on n'est pas prêts de changer de société et de se débarrasser du libéralisme à outrance. Merci, donc, d'être un tel boulet pour nous.
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A
merci toi aussi un bon vainqueur dans le genre...
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H
mon pauvre ami comme je te plains...je pensais meme pas qu'il puisse encore exister des cas comme toi!!! mais fonde ton propre état, vas y casse toi, on te retient pas, va faire un coup d'état a des milliers de kilometres d'ici et mets tes théories en oeuvre...on va bien se marrer!!! quan tu creveras faim de par contre on te laissera pourrir dans ton coin...ou alors suicide toi tout de suite! c vrai t'as l'air tellement désepéré, ça abrégera tes souffrances...en tout cas c cool t'es généreux, mais je pense qu'un ouvrier qui a bossé toute se vie pour se payer une maison histoire d'assurer sa retraite ou d'avoir un bien à revendre en cas de coup dur, soit d'accord pour que tu lui prennes!!!! ah mais t'as certainement la solution miracle...vu que t'as des solutions pour tout!!! mais pourquoi on a pas pensé à toi pls tôt pour redresser notre pays de cette vilaine crise...franchement je sais pas si je dois éclater de rire ou avoir peur mais t'aura eu au moins de le mérite de me faire halluciner....désolé d'être matérialiste mais la propriété j'aime bien, j'aime bien tout ce que tu n'aimes pas et ça me fait plaisir quand j'ai bossé de pouvoir me payer un nouveau téléphone...enfin, en tout cas on te retient pas, va faire ton coup d'état et tiens nous au courant...mais dans ton genre tu fais fort, t'es un champion mec!!!!!
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