
Pourquoi il ne faut pas que la coordination poitevine remette les pieds dans les coordinations nationales ?
Tout d’abord, cette décision ne pourrait être prise de manière autarcique par la coordination. Elle devra être soumise au vote souverain de l’assemblée générale.
Ensuite pour des raisons pratiques, cette coord’ nationale se tient à Nice. Nice… C’est loin de Poitiers, pour y aller, il faut casquer surtout lorsque l’on sait que pour une faculté bloquée, c’est cinq délégués qui se rendent en coordination. Ces cinq délégués sont proposés, présentés et sont élus par l’AG. Une fois mandatés, ils représentent leurs Facultés au niveau national. Le voyage coûte cher, surtout pour cinq… Question stratégique aussi, il vaut mieux rester sur Poitiers, utiliser le temps de week-end pour informer les poitevins et faire se reposer les étudiants mobilisés. Passer un week-end entier en déplacement, puis dans une coordination qui durera au minimum 20h… C’est inutile.
Maintenant sur le fond, politique. Une coordination est une agrégation de fausses individualités car tous ces membres sont hors quelques rares exceptions membres d’un syndicat étudiant ou d’une organisation politique de jeunesse. Il est possible, ce fût longtemps mon cas, d’être présent et actif sans pour autant défendre les intérêts de mon organisation (en gros cette fois je serais limite pour la L.R.U). Mais dans une coord’ nationale, ce n’est plus l’intérêt étudiant qui prime mais celui de l’organisation. Ainsi la JCR souhaite élargir la plate-forme de revendication, Sud Étu mettre à mal l’UNEF, la FSE veut réaliser une convergence des luttes et les autonomes d’espérer (enfin) déboucher sur une révolution athée conduisant à une mise en commun des moyens de production et abolir l’État, les Flics et les patrons.
Les coordinations se résument donc souvent au mieux à une séance de chaises musicales pour connaître la composition de la tribune de la coord ’ suivante et la ville étape de ce super tour de France politique. Lorsque le jeu est fini, il s’agit de déterminer la nouvelle liste de course, qui, lorsque l’on en connaît le fonctionnement interne de l’engin, est déterminé au bout de deux minutes lorsque l’on jette un œil à la représentation politique qui compose l‘amphithéâtre. C’est tout aussi clair qu’a l’Assemblée nationale, le positionnement est par ailleurs quasiment identique.
Non sincèrement, Poitiers, quoiqu’en pensent certains détracteurs, ne joue pas le même registre. Dans notre Faculté, les étudiants sont libres de toutes contraintes, les orgas sont mis derrière l’intérêt du mouvement et celui que nous pensons le meilleur pour les étudiants.
Dernière chose, l’argument de l’indispensable présence de Poitiers dans un mouvement national ne tient pas. Personne ne nous attend autre part que sur notre faculté. De plus, le mouvement Picton n’en sortirait pas grandi. Est-ce que la place du Vanuatu, du Belize, du Lichtenstein ou du Lesotho à été modifié dans l’ordre mondial depuis leurs accords avec l’UE ou leur accession à l’ONU ? Force est de constater que non.
Pire, cela entrerait en total contradiction avec notre discours depuis le début... Enfin bon au dernières nouvelles, personnes n'est finalement descendu à Nice.