C'est un cas classique et quotidien devenu dramatique. L'année dernière on m'a accusé d'avoir insulté un parent d'élève décédé, il m'a fallu beaucoup de sang-froid, un soutien sans-faille de mes collègues, des enseignants et une administration solide pour pouvoir faire reconnaître à l'élève que les mots qu'ils employaient pour m'accuser n'étaient pas du tout ceux employer lors d'une altercation en étude. Il faut aussi et souvent écouter les autres élèves qui dans un esprit de servir la justice sont souvent capables de faire la part des choses entre les discours et les actes.
Cela n'enlève pas cependant des cas de violences réelles de certains profs sur certains élèves ou l'inverse...Quel beau monde.
Suicide d’un professeur dans l’Aisne: l’élève reconnaît avoir menti
Le collégien, 15 ans, avait accusé son enseignant de lui avoir donné un coup de poing. Le professeur s'était donné la mort le lendemain de sa garde à vue. Le collégien de Saint-Michel, dans l'Aisne, qui avait accusé de violences un professeur qui s’était suicidé fin septembre après sa garde à vue, a reconnu avoir menti. «L’élève M. a menti», a expliqué Francis Lec, avocat de la famille du professeur, lors d’une conférence de presse cet après-midi à Laon. Le collégien, âgé de 15 ans, va être présenté à un juge pour enfant en vue de sa mise en examen pour dénonciation calomnieuse. Le professeur, âgé de 38 ans, enseignant au collège César-Savart de Saint-Michel, avait été retrouvé pendu à son domicile le 20 septembre. La veille, il avait été placé en garde à vue à la suite d’une plainte déposée par un élève qui l’accusait de lui avoir donné un coup de poing dans une salle de classe, ce que l’enseignant niait. L’élève avait affirmé qu’un retard avait été à l’origine de cette supposée altercation, avec son refus de remettre son carnet de correspondance. En pleine procédure de divorce, l’enseignant avait laissé un mot chez lui annonçant qu’il allait mettre fin à ses jours, sans s’expliquer sur les raisons de son geste. «C’est un gâchis immense dans l’Education nationale qui se répète trop souvent. On n’a pas tiré les leçons d'Outreau», a dénoncé Me Lec. Pour le père de l’enseignant, qui entend se constituer partie civile, «l’objectif premier est atteint: rendre son honneur à mon fils». Source AFP