Au début de la semaine, lors de mon retour à la civilisation, j'ai été surpris de voir que certaines enseignes ouvriraient librement le jour de la fête nationale. Désormais ne voit-on plus cette journée que comme une nouvelle occasion de consommer ? Vous savez, cette vielle dame, sport national des Européens en ce début de siècle. Plutôt que d'aller marcher en famille en forêt, de retrouver ses proches, des visiter un musée ou s'adonner au bricolage nous allons de nos jours flâner au sein des temples de la consommation. Ce 14 juillet serait-il donc devenu une journée comme les autres ? Une journée de merde ?
Il me semble cependant qu’un retour historique sur les faits s’étant déroulés il y a 217 ans dans la capitale de ce qui était encore le royaume de France est indispensable pour comprendre le fond de ma pensée. Oui, il y a 217 nous étions encore de simples sujets, subordonnés à une noblesse encore toute-puissante. Sur sa simple volonté, le roi pouvait à loisir enfermer qui il voulait. Nous n’étions rien d’autre que des hommes devant servir d’autres hommes qui n’avaient pour seule différence que le sang de leur naissance.
Nous sommes le 14 Juillet 1789 depuis plus d’un mois, Paris est livré à des hordes de brigands depuis plus d’un mois. Depuis une semaine, les pillages s’intensifient et s’enivrent. En effet, si à l’époque Paris manque de pain, elle ne manque pas de vin. Au matin du 14, trois types de personnes sont dans la rue : les Parisiens qui, agacés de ces meurtres et ces pillages cherchent des armes car la garde nationale n’arrive pas à rétablir l’ordre. Les Pillards eux-mêmes cherchant à parfaire leur armement et enfin, une fraction de francs-maçons orléanistes cherchant à renverser Louis XVI mais seulement au profit de leur protégé, le Duc d’Orléans.
A six heures du matin, ils investissent, les invalides, s’emparent de 28000 fusils et 24 canons, mais cela n’avait pas l’air de les satisfaire. Vraisemblablement, une personne cria « A la Bastille », la foule repris le mot et à huit heure, plus de 10000 personnes se présentèrent au pied de la vieille forteresse médiévale. Contrairement à l’idéal républicain, il n’y à pas eu de combat, les francs-macs s’étaient attachés à écarter les canons du monument, seuls 95 invalides et 30 gardes Suisses pouvaient la défendre. Plutôt que de se livrer à une bataille perdue d’avance et à l’inverse de Fort Alamo, la Bastille se rendit, purement et simplement. C’est tout aussi simplement que la population tenta de s’aventurer à l’intérieur, il y eut des échauffourées. C’est ainsi que la rumeur courue : « le gouverneur de la Bastille fait massacrer les Parisiens ». M. de Launay sera donc assassiné puis il aura la tête tranchée et baladée par des mégères à travers les rues de la capitale au bout d’une fourche. Cherchant un autre symbole du pouvoir royal la foule se dirigea vers l’Hôtel de Ville pour y trouver le prévôt M. de Flesselles qui connut le même sort. L’intendant de Paris M. Berthier de Sauvigny eut le cœur réduit à un simple ballon de Rugby au sens propre du terme pour une partie de Saoule : « Il n’est point de fête quand le coeur n’y est » pas diront certains. C’est ainsi que notre révolution commença. Mais trop peu de gens connaissent les faits qui se sont réellement passés à Paris ce 14 Juillet, justement appelé par nos amis anglophones : « Bastille day’s ».
C’est donc par cette sanglante journée que commença notre non moins sanglante révolution (merci Robespierre). C’est qu’il en a fallu du sang pour arriver à notre démocratie actuelle, des tortues, des autrichiens, des rois, des reines… Et oui pour acquerir notre liberté nous avons trimer et nous devons être reconnaissant je pense à nos ancêtres aussi saoul étaient-ils cet été 1789. car ce défaire d’une tyrannie n’est jamais chose simple : Mussolini, Hitler, Salazar, Pol-Pot, le Tzar Nicolas, Pinochet, les Colonels Grecs, Hiro Hito… Tous les peuples qui ont tenté des soulèvements avaient notre révolution en tête, ne pas nous en souvenir faire insulte à leur respect. Pour que l’on se souvienne que le jour où nous devrons à nouveau nous soulever nous ne devrons compter que sur nous-même, nous en baverons, mais tôt ou tard nous serions victorieux. Donc pour que le souvenir révolutionnaire reste présent, pour que le respect de l’histoire face corps avec la nation, continuons à chômer notre 14 juillet et tous à la Bastille !
Cependant si le 9 mai, journée de l’Europe pouvait lui aussi devenir férié et ce, dans tous les pays de l’U.E cela ne serait pas pour me déplaire, nous dans un soucis de fainéantise accrue mais plutôt dans une volonté d’Européanisation de l’histoire.