Après avoir milité pendant plus de 9 mois pour le "oui" de gauche au projet de contitution européenne je ne peux être que décu par les résultats parus ce matin dans les journaux et donnant le "non" à plus de 55% des bulletins exprimés.
Mais je suis suis triplement déçus aujourd'hui. Premièrement l'extrème droite est toujours aussi présente, si ce n'est même plus, le vote nationaliste et souverainniste, donc anti européen représente plus de 35% du vote "noniste". Notre travail de lutte contre leurs idéaux n'est donc pas terminé.
Deuxièmement par le comportement la majorité des leaders du "non" au sein de mon parti. Certains d'entre eux aiment à répeter que si l'on refessait voter les militants aujourd'hui le résultat serait différent...Je n'en croit pas un mot, je pense qu'au contraire les 60% de "ouistes" ont été très choqué par le non respect dont on fait preuve les personnes directemment impliquées dans la défaite du "oui".
Troisièmement c'est la négation par les forces de gauche du vote nationaliste. Même s'il faut le reconnaitre : c'est la gauche de la gauche qui porte le plus le "non" au référundum, elle oublie que sans le vote de la droite extrème rien n'en serait de même... Non, le "non" n'est pas une critique directe du libéralisme, c'est aussi un vote austère, xenophobe basé sur une dialectique anti-bruxelloise et anti démocratique.
Cependant je leur souhaite de pouvoir renégocier le traité. Mais je ne peux pas y croire : il faudra aux forces de l'extrème gauche travailler avec les souverainistes et l'extrème droite pour nous ressortir quel projet? Un traité national socialiste? Et pourquoi pas... Au niveau européen, Jean Luc Mélanchon et Marie-George Buffet sont absolument inconnus. Le Pen, non, lui est très tristement connu. Ce fut la honte suprème de la France en 2002, avoir, nous pays des droits de l'homme du multiculturalisme...un second tour entre un homme de droite et un homme d'extrème droite. Le "non" français sera vécu en Europe comme un "non" de repli territorial, de repli sur soi et d'une volonte française de se démarquer du reste de l'Europe par le chauvinisme que l'on nous connait en dehors de nos frontières.
Je leur souhaite donc de tenter de renégocier, mais imaginé seulement le cas inverse : nous, français venont comme une dizaine d'autres pays européens de ratifier un traité européen de grande ampleur. Mais aujourd'hui, l'Espagne divisé par un contexte social qui lui est propre vote "non" à ce même projet et vient nous dire bon, vu que je dis non à ce traité vous allez devoir le renégocier... Je me marre, vous ferrez quoi à leur place???
Ah, j'oubliais, la France ne sera pas le seul pays à voter "non"...Je le sais mais c'est un "non" très différent des altermondialistes français : la Hollande va voter "non", certes mais c'est un "non" xénophobe et de perte d'identité, un "non" qui ferait passer De Villiers pour un gauchiste...La Pologne est tenter par le non, c'est vrai mais c'est un "non" de conservateurs, un "non" de traditions voir même de religion, quel est le rapport avec la LCR ? Et les anglais? Pareil le "non" les tentent, mais là il s'agit d'un "non" ultra libéral, un "non" à la Madelin qui confiait à "Marianne" son mal être face à un traité peu libéral.
Alors OUI, je leur souhaite bien du courage à nos amis voir à nos camarades pour nous représenter un texte, aussi représentatif des peuples européens que le fut celui-ci... Dans l'histoire, toutes les avancées sociales se sont fait par la sociaux démocrates, pas par l'extrème gauche, d'ici quelques années l'histoire nous rendra surement raison, mais se sera des années de perdu, des années d'érrance et des années de souffrance pour nous Sociaux démocrates.
P-S : Aujourd'hui 30 mai, la libérlisation de la SNCF continue avec la mise en route du premier train de FRET privé, la Chine vient de revenir sur sa décision de txer ses exportations textiles, la droite est encore là, les 10% de chômeurs aussi, mais l'unité européenne n'est plus...