Sarkozy est représenté par les Guignols comme devant se calmer à grand coup de lexomil mille. Pour le coup Bayrou devrait se doper à la vitamine. Autant Ségolène n’est pas une grande oratrice autant j’en attendais pas moins du Béarnais. Le poids du titre passé, parlons des faits.
Le cadre : une salle petite donc bondée, les salons de Blossac, il y avait un tout petit peu moins de 1000 personnes mais l’impression de nombre était saisissante. Et c’est mille personnes étaient pour le moins un panel très hétérogène. Sur le devant, les cinq cars venus des départements voisins et les militants de la Vienne. Après, il n’y avait que des curieux et ils étaient nombreux. Beaucoup beaucoup de jeunes, plus d’une dizaine du MJS, le CAU, les gauchos, pas mal de têtes de mouvement de l’année dernière, bref on voulait voir la bête, le monstre, le beemoth politique, le mythe centriste incarné, François Bayrou.
Bayrou nous a tenu un discours se voulait drôle, ça n’a pas vraiment fonctionné, le coup du « j’aime Loudun… », « j’aime Monory » (en oubliant l’argent africain et Malek Ousékine au passage) était trop mou, pas d’entrain dans la voix, le résultat que le quart d’heure d’attente avant le premier applaudissement… Ça c’était pour la forme.
En ce qui concerne le fond politique, l’UDF, le parti libre jusqu’aux législatives (et oui sans l’UMP ils n’ont aucun député, par ailleurs le rapporteur du budget du logement appuyant la politique gouvernementale est un UDF), n’est pas à gauche, pas à droite mais surtout pas à gauche. Dans toutes les propositions évoquées vendredi soir quid d’un semblant de gauche, par contre le libéralisme va bon train, et vas y que je te reprends des lois américaines défiscalisant les petites entreprises (voir le small business act), que je loue l’école de la troisième république. A cette époque, la violence ne s’exerçait par entre les élèves sauf à la sortie mais dans un sens plus autoritaire, c’est le maître qui frappait l’élève, vive la république, vive la France. Sur les retraites, refonte du système en approuvant la réforme Fillon, il n’est évidemment pas question d’imposer le capital ou les profits des grandes entreprises. Outre les autres passages sur Loudun, on a eu droit à une transformation d’une proposition de DSK sur la pénibilité des petits emplois, mais malheureusement pas dans le sens que je l’aurais souhaité. Sans parler de la tirade initiale sur les femmes, en gros du Ségolène rétrograde, ma femme par si, ma maman par là, rien sur les femmes battues, un peu sur les emplois et les salaires mais sans propositions concrètes. Il faut dire que l’ami François avait lancé sa campagne sur le principe, « mais heu ! moi je ne ferais pas de promesses », idée sympa mais bien vite oubliée face à l’artillerie des deux autres partis, la politique c’est aussi un rêve, reste à le réaliser. Nous avons donc eu droit à des « moi je ne promets pas si » « moi je ne ferais pas si » et alors ? tu feras quoi ????
Et puis pour ne pas oublié que nous sommes de droite on sort en chantant l’internationale, merde pardon, la Marseillaise en se cantonnant au premier couplet alors que le second est tellement mieux. Quelques personnes tentent un « François président » mais la salle manque d’entrain, nous nous empressons de sortir en chantant « François Mitterrand »… Toute une histoire. Avant de finir par la pause pupitre, le truc le plus marrant du spectacle orange (couleur reprise après la victoire de Youchenko en Ukraine).
Ps : j’ai apprécié le célèbre apolitisme de l’AFEP qui occupait sous la forme de son ancien président, du VPE de la fac, du projet VPE, de l’ancien élu Crous (l’ami Rabaud) et d’autres comparses, en attendant c’est vrai que les centristes, c’est sexy et pas vraiment de la politique…
Il y avait aussi les crânes dégarnis

l'UDF voit grand, de belles flêches partent du Love Money Café, le centriste à le sens de l'orientation

et oui, il n'y a pas que les méchants anti-cpe qui détériorent la façade de l'ump... François est un rebelle