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un conseil national où l'on pense pour panser

       Je reviens d’un long week-end politique comme tout jeune socialiste peut-en avoir au sortir d’une triste mais historique défaite. A l’instar de nombre de mes jeunes camarades, nous jugeons tous préoccupant l’état de la gauche après cette campagne, nous jugeons que la défaite est-là. A partir de ce postulat nous nous devons de repenser notre combat. Si toutes nos illusions ne sont pas perdues pour les législatives, notre réalisme nous prédit de nouveaux temps de souffrance dans les prochaines semaines. La vague bleue vif n’est pas prête de s’abattre sur le territoire national tel un tsunami. Après un long tour des fédérations, il est apparu de nombreuses circonscriptions « gagnables ». Ainsi dans la Vienne nous nous battrons pour conserver notre unique siège et pour en gagner deux autres.
    Mais la question presque uniquement organisationnelle et malheureusement trop concrètes des législatives n’a pas été le centre de nos interventions lors du Conseil National du Mouvement des Jeunes Socialistes. En tant que jeunes, en tant que probables victimes des cinq années qui s’écouleront nous avons préféré nous consacrer sur les raisons de notre défaite, sur nos échecs idéologiques et sur les moyens d’y remédier. Pour cela nous souhaitons aplanir notre relief politique pour repenser nos acquis et ainsi repenser la gauche, notre gauche. Nos constats sont les suivants : nous n’avons pas su affirmer notre discours. Nous n’avons pas su lier les différentes organisations soutenant Ségolène Royal. Nous avons laisser filtrer nos stratégies politiques. Nous nous sommes trop tourné vers les médias. Nous avons fait preuve d’un véritable amateurisme –dont j’ai été à un moment le triste mais involontaire acteur-. Nous n’avons pas dégagé de mesures claires. Les cent propositions n’ont pas été connues de tous. Nous n’avons pas donné à comprendre au travers d’une claire grille de lecture le monde qui nous entoure, à l’inverse même d’un Sarkozy donnant une interprétation que nous jugeons fausse mais pourtant bien présente de la mondialisation.  Nous nous sommes concentrés sur le candidat plus que sur le programme. ous avons laissé s’enfuir de véritables camarades vers notre concurrent… Ceci ne constitue qu’un minime constat, en effet je pense que l’analyse du 21 avril n’ayant pas été complètement tirée il est pour le moins difficile d’analyser la présente défaite. Mais là où le bât blesse c’est au sujet des responsabilités. Tout socialiste est responsable de ses actions. Le fait est applicable pareillement à son quotidien qu’a une victoire ou défaite politique. Il se trouve que la personne démocratiquement élue par les militants a souhaité sous une forme rénovée du gaullisme paraître au-dessus des organisations qui l’avaient portée. Ainsi après s’être « libérée » de ses amarres organisationnelles et idéologiques elle pensait gagner seule le difficile combat qui lui était confié. Voguant librement de meeting en meeting, de débat en débat, divulguant sa parole qui n’était parfois pas la notre elle avait fait le choix courageux et parfois gagnant d’entre seule (avec son entourage) dans la bataille. Ainsi en cas de victoire devait-elle être reconnue comme seule maîtresse de sa destinée, la destinée de la France. Elle devait être l’artisane de sa victoire. Malheureusement nous n’avons pas eu à nous contenter de cette affirmation, les électeurs en ayant décidé autrement. Dans la défaite, notre candidate reste socialiste, elle reste donc responsable. Mais elle est responsable au même titre que nous le sommes tous. Notre responsabilité doit s’afficher sur la même façade, celle de la modestie. Personne ne doit se prévaloir d’une soit disante justesse politique. Pas plus que nous devons stigmatiser la manière dont Ségolène s’est individuellement engagée dans la bataille nous ne devons nous tourner vers un parti transformé ces derniers temps en Livre de la Jungle où l’on ne parle que de méchants éléphants et de gentilles gazelles. Le parti, désir d’avenir, Ségolène, le MJS, la ségosphère, moi, nous sommes tous responsable de notre échec.
       Malheureusement le champ laissé à l’autocritique n’est pas libre, nous avons fait l’inverse du funeste 21 avril. Au jour de sa défaite Lionel Jospin avait seul pris l’entièreté des milliers de causes de notre échec. En servant de punching-ball politique, prenant tous les coups, en interne comme sur les comptoirs les plus malfamés, Lionel nous avait laissé, nous socialistes, nous parti, vierge de toute capacité critique. Après tout, il l’avait dit, il s’agissait là de sa faute, pourquoi vouloir qu’il en soit autrement. Personne dans la direction du parti socialiste et de nos alliés pluriels n’avait besoin de se remettre en cause, personne non plus chez les jeunes socialistes, nous étions dédouané de toute responsabilité, nous n’étions plus socialiste. Cette année, cette exactement l’inverse qui s’est produit. Ségolène, a présenté cette lourde défaite comme une victoire, là où cinq ans plus tôt on entendait les pleurs et les plaintes, là où les sourires et les assurances avaient disparues, là ou régnait la honte régnait cette fois une paradoxale joie. En affichant un sourire que j’ai pris comme une insulte à mes mois de militantisme, en faisant une honteuse fête sur les toits de Solférino certains de mes camarades ont nié leur responsabilité. L’inverse était donc là, qui était Ségoliste n’était pas responsable, qui était socialiste l’était. Pendant cinq ans, ce sont les mêmes personnes qui avaient conduit François Mitterrand à ses victoires successives qui sont venues nous expliquer notre défaite. Peu de personne sont sortis de nos rangs pour porter de nouveaux messages, de nouvelles idées et une véritable rénovation. Cette génération arrivée en politique avant les années 1990 n’a pas su trouver son renouvellement, n’a pas su laisser sa place, cela constitue en partie l’une de nos nombreuses erreurs au cours de la législature passée. Pire, ce sont toujours les mêmes qui viennent nous expliquer notre actuelle défaite, les mêmes qui se voyaient déjà une nouvelle fois ministre, les mêmes qui le sont aujourd’hui.
     Saisissons la dramatique occasion qui nous est donnée pour enfin rénover. Tout le monde à aujourd’hui conscience que d’un côté de nouvelles têtes sont sorties : de Marine Le Pen, Guillaume Pelletier, Rachida Dati ou Nadine Morano, de nouveaux visages font la droite et l’extrême droite de demain. A gauche, seule Clémentine Autain est sortie du lot sans arrivée à son but initial, rassembler les comités antilibéraux. Bové est déjà âgé, s’il est neuf en politique, il ne l’est pas sur le plan syndical et médiatique, Besancenot en est à sa seconde présidentielle et son discours reste ancien, Ségolène représentait une nouveauté par sa féminité mais pas par son âge. Si l’expérience politique est indispensable pour briguer les plus hautes fonctions de l’état, l’âge ne doit pas en être un corollaire. La génération des cinquantenaire à su il y a plus de vingt ans mener la gauche à la victoire, depuis, au mieux elle gagne sur les errances de la droite au pire elle n’arrive pas à imposer un nouveau souffle. La gauche que nous voulons doit être repensée à partir du réel. Cette gauche du réel ne doit plus s’attaquer de front aux inégalités en cherchant « simplement » à redistribuer les richesses collectée en partie par l’impôt. Tout en continuant notre salvatrice redistribution nous devons aller au cœur des systèmes de production de la misère. Le système scolaire moteur de la production sociale avec le service public de la petite enfance Le système industriel avec une réappropriation du capital par les employés Le système santé avec une développement des mutualités sociale et une sécurité sociale démocratique permettant à ses usagers de conserver un contrôle dessus. Le salariat avec un développement massif des syndicats en les rendant utiles lors des négociations. Repenser la gauche, c’est repenser la société dans son ensemble. 
       Plus qu’une avant-garde politique courant derrière un hypothétique idéal nous devons nous placer non plus comme une génération avide de jeunisme mais comme une génération parmi d’autres avec ses caractéristiques ses expériences et ses envies. Une génération respectueuse du passé des autres générations, sachant entendre son heure en restant non pas dans un sommeil de plomb mais dans une active vigilance sur tous les maux dont on pourrait souffrir les prochaines années. J’espère faire partie de cette nouvelle aventure, l’aventure d’une jeunesse qui pour la première fois dans l’histoire de la république n’a pas accompagné le candidat vainqueur à son succès, une génération qui avait peur de ce que pouvait lui apporter ce dernier mais une génération consciente de son environnement de son rôle et de l’utilité de la démocratie-sociale. Chers amis, nous entrons dès maintenant dans la carrière, sans attendre que nos aînés n’y soit plus car plus que jamais après la pluie le temps est beau.


une des interventions de Razzie


stéphane au micro



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P
Je suis parfaitement d'accord avec toi !!! (peut-être le seul point)La culture est passionnante au sens large.Toute la culture, même la nôtre. Les lettres classiques, au hasard, t'en penses quoi ? Parce que ça c'est le genre de culture qui n'en est pas pour celui qui te donne de l'espoir. Et si la culture semble véritablement lui manquer, il est inadmissible d'envisager comme il le fait, de choisir ce qui doit en être ou pas.Comprendes lo que digo ?
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A
parce que je lutte pour la reconnaisance des droits des indiens, leur culture, leur droit à la terre.... (et les Incas parce que c'est un peuple qui me passionne). il y a beaucoup d'historiens présents sur ce blog et vous devez certainement le savoir, le massacre des indiens est le plus grand génocyde de tous les temps : près de 300 millions de morts en 150 ans. ceci à cause des espagnols, des portugais, des français, des anglais, des hollandais bref des européens mais surtout au nom de la religion chrétienne. On a tendance à oublier tout ça. et je dis ça sans renier la Shoah (parce que certaines personnes utilise ce prétexte pour faire de l'antisémitisme primaire). tous les génocydes sont horribles et à condamner. cependant on a oublié ce qu'ont subit les indiens d'amérique et pourtant, temporellement,  c'est très proche de notre époque. <br /> si vous souhaitez en savoir plus je peux vous donner les coordonnées d'association et de manifestations qui ont lieu en france à ce sujet. n'oubliez pas que les indiens, notamment aux USA, sont encore victimes de discriminations très graves.<br /> La culture indienne est passionnante en tout : pensée, médecine, art.... et on peut y trouver beaucoup d'inspiration. c'est pour ça qu'il faut la promouvoir pour ne pas qu'elle tombe dans l'oubli !!!<br /> à plus<br />  <br />  <br />  
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Amigo de los Incas:Juste une question, Pourquoi un tel pseudo??????
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A
vous êtes vraiment démago pour le coup. toi qui te dit de gauche et qui revient de Chine, tu vois bien les résultats du communisme : répression, pauvreté..... alors ne critiquez pas sarko
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J
ça c'était le camarade guignon, il passe son stage d'iut en chine (what a luck)... tu m'étonnes que les riches votent pour eux, le problèmes c'est lorsque les pauvres votent comme les riches en pensant qu'ils vont le devenir...
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