Pendant ce temps là, une assemblée générale du mouvement se tenait dans l'amphi Descartes, suivit d'une manifestation que j'ai rejoint au sortir du Conseil de Département. Après quelques minutes place d'arme, nous nous sommes dirigés vers le rectorat où se tenait une réunion avec des supos de l'académie. Bilan? niet, nada, kedchi. Nous avons enrayés nos douces voix "d'adolescent post-pubert" en criant des slogans aussi inventifs que "tous ensemble, tous ensemble ouais, ouais". Et puis vînt la sortie de nos camarades du rectorat qui, sans réelle surprise ni réelle opposition des forces de l'ordre, c'est transformé en une invasion en règle du rectorat... Aisni en une minute, deux cent étudiants se sont retrouvés dans le Léviathan, le saint des saints...le lieu où rien ne se fera...

Resté à l'extérieur, nous avons longuement discuté avec des représantants du "Groupe Bolchevik", sorte de secte pseudo marxiste dénonçant les agissements des traitres bourgeois, allant de Lutte Ouvrière au Parti Socialiste, tous alliés du grand capital. Après avoir démonté leur argumentation point par point pendant près d'une heure (que j'ai même enregistré tellement c'était rigolo) moi et mes potes avons pactisé avec les policiers, en parlant syndicat (UNSA-police pour l'un d'eux), je me suis amusé à lancé le débat sur la puissance de leur moto, les risques du métier et les vacances, on a bien rigolé. Ils ont même failli nous suivre lorsque nous nous sommes mis a chanter "c'est à l'extérieur qu'on gueule qu'on gueule..." en gros ils étaient vraiment sympas et nous soutenaient même.

Conclusion, nous avons rien apporté au débat, rien résolu mais nous avons bien rigolé...ce qui malheuresement n'était pas le but initial...
"La prochaine fois, c'est sur, on se bougera..."
dixit les fatals Picards
"on est pas là pour déconner les, on est pas là pour déconner"
dixit, le beauf des JCR dans "le Péril Jeune"