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Argumentaire contre l'intervention de De Villepin

Intervention de De Villepin, contres arguments.

Cette intervention est basée sur une argumentation dite « basique » de droite : trois axes en ressortent. L’immobilisme de la gauche, la peur face à la réforme et la responsabilité pragmatique du gouvernement… Nous allons donc point par point déconstruire les arguments de De Villepin.

L’immobilisme :

Si la gauche peut apparaître comme immobile, ce qui est faux, même si les propositions ne sont jamais développées par les media. De toute façon en aucun cas nous ne sommes près à céder à la précarité au nom d’une lutte contre un prétendu immobilisme. Ce discours est rôdé mais dépassé, on nous sert les mêmes arguments depuis mai 68, face à une gauche absente, on présente une droite réactionnaire et désormais libérale. La réforme est nécessaire, mais nous ne voulons pas recevoir la précarité au nom d’une flexibilité factice.

La peur :

C’est le terrain préféré de la droite, la peur de l’autre, la peur du mal, la peur de l’étranger, la peur du peuple tout simplement. Dans l’intervention du Premier ministre, la peur ressort sous un angle logique dans son argumentation, la peur du changement. La peur est réelle, mais nous n’avons pas peur du changement, nous avons peur de la précarité, nous avons peur de ne pas avoir le même niveau de vie que nos parents. Face à la peur, nous répondrons donc par le courage de la mobilisation, le courage d’un refus, le courage d’un mouvement social.

La responsabilité :

Mr De Villepin nous parle de responsabilité du politique, de responsabilité du gouvernement. Cette responsabilité s’explique face à un électorat, aujourd’hui, ce même électorat qui désavoue le gouvernement. Mais là n’est pas la question, car justement, le gouvernement tenter de nous emmener sur le terrain du sentimental, ce gouvernement joue la carte du clientélisme électoral. À un an d’élections majeur, il serait naïf de croire que le gouvernement reste sourd aux cris d’une partie de son électorat. Mais étant indépendant de toute organisation politique nous n’entrons pas de ce jeu, nous nous plaçons sur la responsabilité populaire face à la réaction libérale du gouvernement. Nous sommes responsables, dans nos choix, dans nos actes, nous le sommes face à nous-même mais face à nos camarades, nos assemblées générales et face aux citoyens.

Plus concrètement voici une liste d’arguments pour contrecarrer la parole ministérielle.

« Vous avez peur changement ! »

Faux : nous avons peur de la précarité et de l'insécurité sociale.

« Les étudiants ne sont pas concernés par le CPE car ils sont bien formés et obtiendront un CDI ! »

Faux : notre éducation est aujourd’hui remise en cause dès la maternelle avec les suppressions de postes aux concours (-30% en moyenne), de même l’instauration de la loi dite « Fillon » crée la notion de socle commun et donc d’une culture à deux vitesses. Nous nous battons pour nous certes, mais aussi pour nos enfants, pour leur avenir et pour un idéal social et culturel, c’est ça la solidarité. CPE, CAPES même combat contre la précarité.

« Le service public de l’emploi les aidera à retrouver du travail et à accéder à la formation ! »

L’ANPE n’est malheureusement pas un service public, il s’agit d’une délégation de service public. Un organisme donc voué à la concurrence (les agences d’intérim ou de placement) qui doit rendre état de chiffres (ex : la disparition des recalculé, la radiations…) et qui délègue lui la formation (AFPA, boîtes privées…). Ce principe démontre s’il est encore nécessaire, l’absence de volonté dans la politique de l’emploi, l’absence d’intérêt de la droite face au chômage et donc face à la précarité.

« Nous allons créer de l’emploi pour relancer la croissance ! »

C’est bidon : ça ne marche pas, les contrats Borloo, les contrats aidés, les chèques emploi-service, le CNE… Que des échecs, il faut créer de la croissance pour créer de l’emploi pour relancer la consommation… Pas l’inverse, une vraie distinction gauche-droite.

« Le Gouvernement à prévu des garanties de formation, de crédit et de logement ! »

Nous répondons : aveu de faiblesse. Si nous ne devons pas craindre les refus de banque et l’impossibilité de nous loger pourquoi ont-ils prévu des vraies - fausses mesures de sécurité ??? C’est louche…

« Le gouvernement espagnol augmente les charges sur les CDD ! »

C’est justement ce qu’il faut faire, le gouvernement espagnol est socialiste, pas libéral, il taxe les contrats précaires pour forcer les patrons à employer en CDI… De Villepin fait exactement l’inverse. D’un côté la stabilité et le retour à l’impôt de l’autre, le désengagement de l’État et la précarité.

« Le CPE permettra aux jeunes d’accéder à une première expérience »

Erreur, qu’elle sera la validité d’une expérience précaire face à un nouvel employeur. Pendant la période d’essai, nous allons baisser le regard et filler droit. Nous ne prendrons pas de décisions de peur qu’elles soient en contradiction avec celle de notre supérieur au risque de ce faire renvoyer. Une vraie fausse expérience en quelques sortes, le tout sous une épée de Damoclès.

« Nous avons revu la charte des stages, une rémunération au bout de trois mois est même créée. »

Démagogie : aujourd’hui un stagiaire c’est tout bénéfice pour l’entreprise : pas de salaire (ou alors minime au bout de trois mois), pas de charges, une personne corvéable à merci, une personne effectuant autant voir plus de travail qu’un employé normal, en gros un esclave autorisé… Donc non, nous voulons des emplois pas de stages, une formation continue pas d’un esclavage moderne.

« C’est là l’intérêt général que nous défendons »

Faux, vous défendez une clientèle, pas l’intérêt général, un électorat corporatiste, pas le peuple souverain et seul à même de définir l’intérêt général.

« Nous prévoyons le retour à l’apprentissage dans les grandes entreprises et ce dès 14 ans »

Une honte. À 14 ans nous ne somme pas apte à travailler, ni au niveau physique, ni au niveau moral et encore moins au niveau de la formation. À 14 ans, on doit se former, être formé, pas travailler, nous devons revoir les dispositifs d’aide à la scolarité pour les cas difficiles, mais en aucun cas nous devons céder aux sirènes du marché du travail. De plus l’apprentissage doit être une intégration lente et quasi paternelle, plutôt dans une petite entreprise… Qu’elle est l’intérêt à part le coût et la facilité d’envoyer un gamin au pied d’un marteau-pilon, quel apprentissage pour quelle formation…

« Le droit du travail est réaffirmé avec la loi sur l’égalité des chances, il est faux de dire qu’une femme enceinte se fera remerciée sans motifs »

Des abus ont déjà eu lieu avec le CNE, certains ce sont réglés devant les tribunaux et donc ont été condamnés. Mais il faut faire la démarche, connaître le droit du travail, les prud’hommes ou un syndicat pour se défendre. Est-on réellement en mesure de se défendre lorsque l’on ne connaît pas nos droits ? Lorsque l’on vient de se faire licencier et que nos préoccupations sont factures, crédit, se nourrir et se loger ? Nous sommes en droit d’en douter…

Voilà pour le fond, pour la forme, en tant que coordination étudiante nous aurons par droit à des entretiens car nous n’avons aucune existence légale, de plus le temps n’est pas à la négociation mais au retrait pur et simple du CNE de la loi « Fillon » et de la loi sur « l’égalité des chances » le tout avec un rétablissement complet des postes aux concours de l’enseignement. Nous tenons le rapport de force : on ne part pas d’un champ de bataille pendant le combat…

Jules Aimé pour la coord poitevine

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J
Si il est obligé de garder un "nul" se dont je doute, c'est qu'il y a eu un problème de formation. Tu peux donc aisément constater que le problème est bien plus profond et que ce n'est pas en permettant à l'employeur de licencier une personne n'importe quand pendant deux ans  que des emplois vont être créés. Comment peut on faire croire ça?
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J
Si il est "nul" se dont je doute, c'est qu'il y a un manque au niveau de la formation. Tu constate donc que le problème est plus profond. Comment peut on croire qu'en offrant la possibilité à l'employeur de pouvoir débaucher n'importe quand durant deux ans une personne peut être créateur d'emploi?
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J
Aujourd'hui un employeur est contraint de garder un nul car ça lui coûtera beaucoup plus cher de le licencier. Est-ce normal ? Du coup des employeurs travaillent comme des fous à 2 alors qu'ils auraient du travail pour 3.
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J
Aujourd'hui un employeur préfère garder un nul que de le licencier car ça lui coûtera bcp plus cher de licencier. Est-ce normal ? Du coup les employeurs préfèrent travailler comme des fous à 2 alors qu'ils auraient du travail pour 3.
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J
c pas les "même" JULES,histoire que les choses soient claires... Jules Aimé
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